Pousse pas mémé dans (la soupe aux) orties

L’ortie est de sortie. Tenez à l’oeil vos Mémés*

Le printemps est là pour de vrai et, cachée dans la gamme de verts tendres en bord de route, l’ortie refait son come-back. On la traite souvent de mauvaise herbe, on l’arrache à tout va, s’en méfie quand on se promène dans les sous-bois les gambettes nues. Un poil urticante je l’admet, cette plante vivace mal-aimée originaire de l’eurasie qui m’est chère est, en réalité, très précieuse.

On la prénomme d’ailleurs Grande Ortie.

madameciao_soupe_orties_1.jpg

Ses jeunes feuilles une fois hachées ou cuites perdent leur piquant mais gardent tout leur potentiel nutritionnel: riches en protéines végétales (7,3g par 100g de feuilles, quand même) elle contiennent plus de fer que la viande (4,1mg/100g) et vous apportent en prime du Zinc, précieux pour votre système immunitaire et vos ongles/cheveux/peau. Elle est également une source de silicium organique, qui participe au bon fonctionnement des articulations. Et ça ne s’arrête pas là.

On peut la consommer en omelette, en faire une tapenade, la manger en salade. On en fait des purins fertilisants en agriculture et des tisanes en herboristerie.

Mais mon kif à moi, c’est d’en faire une délicate soupe paysanne toute simple et délicieuse. Cette recette me vient de ma Mômi, qui m’a fait regarder l’ortiekipik d’un autre oeil…au point que je guette maintenant les premières pousses tendres dés le début du printemps.

Pour la récolte, pensez à vous équiper de gants, ciseaux & sac et choisissez un lieu loin des échappements poussiéreux des diesels et des pipis de chien.

Comme pour toute cueillette respectueuse de l’écosystème, ne récoltez qu’un tiers de ce qui est disponible et n’arrachez pas la plante, ce qui endommagerait les racines. La nature vous en remerciera et ça vous fera du bon karma-bitcoin. 😉

Recette

  • 150g de jeunes feuilles d’ortie (débarassez les tiges fibreuses)
  • 1 oignon jaune
  • 3 pommes de terre fermes
  • 1,5 l de bouillon végétal (sans huile de palme ni glutammate)
  • Huile d’olive extra-vierge
  • Sel & Poivre

Nettoyez bien vos orties sous l’eau pour les débarasser d’éventuelles bébêtes et de fils d’herbe portugais. Toujours avec vos gants, prenez tige par tige et effeuillez les: gardez le bouquet de la sommité et les feuilles tendres. La tige fibreuse partira au compost.

Vous pouvez hacher grossièrement les feuilles si vous désirez.

Pelez les pommes de terre et coupez-les en dés d’1 cm maximum. Idem avec l’oignon.

Faites chauffer doucement 2-3 cuillères à soupe d’huile d’olive dans une casserole et faites revenir l’oignon. Quand il devient translucide, ajoutez les cubes de pomme de terre et rissolez quelques minutes avant de couvrir le tout avec le bouillon végétal. Vous pouvez jouer avec la quantité de liquide selon que vous aimez votre soupe plus liquide ou crémeuse.

Laissez cuire à petit bouillon pendant 10 minutes. Ajoutez ensuite les orties et continuez la cuisson à feu modéré jusqu’à ce que les patates soient cuites: approx 10 minutes supplémentaires.

Salez & poivrez à votre goût.

Dégustez chaud ou froid, avec une tranche de bon pain au levain grillé!

Une autre variante consiste à remplacer la pomme de terre par du riz, et suivre le même procédé. Et si vous êtes gourmand, les deux ensemble vont bien aussi!

Soupe Soleil: carotte, gingembre et orange

Super soupe, surprenant les papilles, qui allie les saveurs crémeuses des carottes et d’un soupçon de lait de coco, le goût piquant et chaleureux du gingembre, et la surprenante note d’orange qui -à cru- relève toutes les saveurs d’une pétillante fraîcheur.

Toute simple, elle peut se préparer à l’avance: on la réchauffe alors doucement et on y ajoute l’orange juste avant de servir…par exemple aux 40 joyeux lurons avec qui je pars annuellement au ski.

Et au passage, on se fait un joli refill de bêta-carotène (aka pro-vitamine A, bien absorbée grâce à la combinaison avec des matières graisses nobles telles que huile d’olive et coco) cela aidera à parfaire le bronzage alpin, à équilibrer les excès de génépi ou à préparer sa peau au printemps.

La vitamine C de l’orange crue, combinée avec le gingembre, donne un bon boost d’énérgie qui nous aidera à combattre les derniers virus qui traînassent sur ce début de printemps.

 

img_1778-e1521893190760.jpg

Recette

Pour 4 gourmands en plat unique, accompagné de quelques tranches grillées du bon pain au levain de Matinal ou 6 portions en entrée

  • 500g de carottes bio
  • 2 oignons
  • 2 càs d’Huile d’olive extra-vierge
  • 1,5 L de bouillon de poulet sans glutamate ni huile de palme, chaud
  • 2 cm de gingembre frais
  • 1 1/2 oranges
  • 125 ml de lait de coco
  • Mixeur-plongeur ou Vitamix

Pelez et équeutez les carottes et coupez-les en rondelles de l’épaisseur d’un pouce. Croquez-en une au passage!

Pelez les oignons et coupez-les en cubes de la même taille.

Pelez le gingembre et râpez-le avec une râpe en céramique japonaise qui permet de ne garder que la pulpe: si vous n’en avez pas, coupez-le en petits dés, ça va très bien aussi.

Dans une casserole, faites revenir rapidement les oignons dans l’huile d’olive puis ajoutez les carottes. Laissez rissoler jusqu’à ce que les carottes commencent à « ramollir ».

Couvrez avec le bouillon chaud (ou ajoutez de l’eau bouillante et votre « cube » avec) et laissez frémir jusqu’à ce que les carottes s’écrasent à la fourchette (une 15aine de minutes approx).

Entre-temps, pelez les oranges en les coupant à vif. Coupez la chair en deux et retirez les éventuels pépins qui donneraient un goût amer une fois mixés.

Ajoutez le gingembre, laissez cuire encore quelques minutes, puis mixez la soupe pour obtenir une crème onctueuse.  Ajoutez le lait de coco et ajustez en sel & poivre.

Mixez les oranges en une purée liquide et incorporez-la à votre soupe juste avant de passer à table, histoire de ne pas détruire la précieuse vitamine C.

Papilles réveillées garanties!

Une tasse d’Asie: Lemongrass & Cannelle

Certains ramènent de leurs voyages des magnets, un T-shirt du HardRockCafé local, une conquête, des boules dans lesquelles il neige sur le monument du jour…Moi je ramène des recettes qui ont émerveillé mes papilles: ça à l’avantage de pouvoir être partagé, pour vous faire savourer un petit peu la magie du voyage, sans bouger de votre cuisine.

Celle-ci à été une vraie découverte…on en est tous devenus addict au point que j’en fais désormais 3 litres à la fois et elle se boit avec le même plaisir en version froide ou chaude.

Madameciao-cannelle-citronnelle-the

Atterrie sous la « contrainte » à Phuket -moi qui déteste les endroits Torremolinostyle- car le mont Augung balinais avait décidé de cracher le morceau, j’ai été accueillie à l’Hostel Baan Kamala par un grand verre très frais de ce « Lemongrass tea », comme ils l’appellent.

Ce breuvage servi en ice-tea, au parfum frais et chaleureusement épicé à la fois et à la couleur de Rhum7ans, m’a fait oublier en un clin d’œil le sac à dos désormais plein à ras-bord et la traversée de Patong avec ses Happy-ending-massages qui ne sont clairement pas ma tasse de thé!

Le temps du check-in…j’en ai descendu cul sec deux verres d’affilé et ensuite j’ai pris l’habitude d’en redemander un shoot à chaque passage en face de la Réception…quitte à sortir faire le tour du pâté juste pour avoir l’excuse 😉

L’hôte étant Sud-Coréen j’hésite à identifier les racines (Thaïlande ou Corée ?) de cette décoction-infusion de tiges de citronnelle et de cannelle qui semble être une variante améliorée du Nahm Takrai thaï (thé à la citronnelle simple).

Par contre, avant de repartir pour le bon vieux plat pays (celui de Brel, une fois), je me suis faite expliquer dans les détails la recette que j’ai testé illico presto pour soigner mon mal d’Asie.

Et oui, parce-que en plus d’être délicieux, ce thé est bon pour votre corps!

On m’a vanté un effet amincissant (qui reste être éprouvé…), par contre la cannelle est bien connue pour son effet régularisant la réponse glycémique (donc l’absorption du sucre), améliore les nausées et la digestion, donne de l’énergie en cas de fatigue et selon une étude récente, réduit la progression de la maladie d’Alzheimer.

La citronnelle elle, est connue et utilisée en Asie pour sa multitude de propriétés: anti bactérienne/fongique/amèbe, boostant le système immunitaire contre les maux d’hiver (refroidissement, rhume, fièvre), antioxydantes et analgésiques (réduit la douleur). Elle améliore la digestion, les crampes abdominales, régule le transit intestinal, le cholestérol et la pression sanguine. À un effet calmant et aurait même des propriétés anticancéreuses qui sont en cours d’étude.

Et puis, surtout, ce thé est délicieux et grace à une longue infusion de la cannelle qui lui donne une saveur douce, en ce qui me ne nécessite aucun « sucre ».

Chaud en hiver, au goûter, après un repas copieux ou en version thé-glacé / ice-tea ou même à température ambiante….si vous aimez la saveur, vous allez devenir accro!

Attention quand même, si vous êtes enceinte, avez des ulcères ou si vous prenez des médicaments pour le diabète: demandez l’avis de votre médecin 😉

Recette

Pour 1,5 litres de thé:

  • 3 tiges de Lemongrass (en magasin asiatique pour de plus grandes quantités)
  • 1,5 bâtons de 5-7cm d’écorce de cannelle. Achetez des bâtons, pas de la poudre…car vous ne pourrez pas la filtrer ensuite.
  • 1,5 L d’eau filtrée ou de source, idéalement
  • Mortier

Versez l’eau froide dans votre casserole.

Dans un mortier, écrasez avec le pilon la citronnelle à cœur: cela permet aux arômes et huiles essentielles de se dégager.

Si vous n’avez pas de mortier, pratiquez des entailles au couteau, diagonalement à la tige en les espaçant de 1cm.

Mettez la citronnelle dans votre casserole d’eau froide que vous porterez doucement à ébullition, avec un couvercle. (Sniffez le bon parfum de temps en temps 😉 )

Entre-temps écrasez dans le mortier les bâtons de cannelle, pour les réduire en de gros morceaux…pas en poudre!.

Laissez frémir la citronnelle 15-20 minutes ou jusqu’à ce que le liquide passe de vert clair à une couleur cuivrée-brune claire. Vous avez fait une décoction=bouilli la plante.

Coupez le feu, ajoutez maintenant la cannelle concassée et laissez infuser.

Moi je laisse le tout refroidir (même une nuit entière) et puis je filtre: j’obtiens ainsi la saveur douce de la cannelle et peux donc me passer de sucre.

Mais si vous préférez une saveur de cannelle moins présente, vous pouvez filtrer le tout au bout de 15-20 minutes d’infusion.

Chez nous, vu le rythme auquel ca part, j’en fais par casseroles de 3 litres (donc double doses) que je met ensuite dans des bouteilles en verre qui peuvent aller au frigo…ou pas 😉

Risotto ‘la vie en rose’ – betterave & gorgonzola

Depuis quelques temps je vois la vie en rose!

Le dernier billet écrit au Japon… Puis, parfois, la vie va plus vite que l’on ne puisse la décrire et mes itinérances en Asie du sud-est m’ont emmené vers la Birmanie, le Cambodge et Bali.    Vivant chaque instant, présent.   Ensuite, retour sous le ciel Belge où un beau voyage du cœur a commencé…

Cette recette est elle aussi le fruit d’un voyage. D’un autre type celui-ci. Il s’agit plutôt d’un voyage entre générations, car il est né d’une conversation inattendue avec une jeune-fille italienne de 13 ans, Adele.

Faisant de moi une maman-poule-adoptive le temps d’un stage multisport-français, un soir à table elle me racontait comment, dans un restaurant avec ses parents, elle avait vu sur la carte ce plat qui lui paraissait très curieux. Continuer la lecture de Risotto ‘la vie en rose’ – betterave & gorgonzola

Chou (noir), on se fait une Salsa?

L’autre jour, en me baladant chez mon dealer de légumes Turc plus cher que chez Rob (si si), je suis tombée nez à nez avec une variété de Choux Noir qu’on utilise en Toscane pour faire la fameuse ‘Ribollita’, une soupe paysanne simple et délicieuse dont je publierai le recette si vous êtes sages. 😉

Prise par l’enthousiasme, je suis donc revenue avec une grande brassée de cette belle brassicaceae aux couleurs vert sombre et les feuilles gaufrées élancées.

Tellement grande que, même après en avoir filé à LaMamma, et fait la soupe, il m’en restait trop: je me suis donc décidée à en faire une « Salsa » (sauce en Italien) ou un pesto atypique si on veut.   NB: je ne démords pas, il n’y a que un Pesto…et c’est celui au Basilic

Le principe est le même, à ça près, qu’ici des noix sont utilisées en plus des pignons.

Ce petit cocktail est parfait pour accompagner une assiette de fusilli -cuits al dente- ou, comme je l’ai testé, une Courge-Spaghetti!

Côté santé, les vertus protectrices anti-tumorales des choux & co ne sont plus à démontrer, à condition de ne pas les noyer dans votre eau de cuisson. Raison pour laquelle nous le cuirons à la vapeur.

L’ail cru va combattre les bactéries qui traînassent dans le fond d’air frais avec son action antibiotique, les pignons et les noix reconstituent vos réserves en oméga-3 et autres acides-gras essentiels tout en donnant un joli boost de Magnésium et Tryptophane, essentiels pour la bonne humeur.

Bref, vous êtes parés d’antigel pour l’hiver!

En plus, chic, il se conserve une bonne dizaine de jours au frigo, dans un pot et recouvert d’huile d’olive extra-vierge pour éviter l’oxydation.

Recette: Salsa au Chou Noir Toscan

pour 2 petits pots de 125ml approx

  • 120g de feuilles de Choux ‘nettes’, équivalent de 16-18 branches privées de la côte centrale
  • 50g de Parmigiano Reggiano râpé
  • 50g de Pecorino râpé
  • 20g  de Cerneaux de Noix
  • 10g de Pignons de pin
  • 4 càs d’Huile d’Olive Extra-Vierge
  • 2/3 d’un verre d’eau, pour allonger

Nettoyer les branches de choux à l’eau, les égoutter. Ensuite avec un couteau, enlever la côte centrale qui serait trop dure à mixer.

Mettez les feuilles dans un cuit vapeur -j’utilise des paniers chinois- et cuisez à vapeur douce une dizaine de minutes jusqu’à ce qu’elles soient tendres.

Hop, le tout dans le verre de votre mixeur-plongeur ou du Vitamix avec tous les autres ingrédients, sauf l’Eau.

Qu’il faut ajouter à l’œil pour que votre mixeur ne patine pas à vide -il est quand même costaud le Chou- et pour obtenir une belle texture crémeuse. L’eau peut être remplacée par de l’huile d’olive e.v. pour une version encore plus onctueuse.

madameciao-chou-noir-pesto-2

 

 

 

Happy Clementine Muffin

Parce-que quand l’automne vire à hiver et que le soleil reste caché derrière sa couette de nuages, il n’y a rien de mieux que de se faire une cure de ces juteux petits suppléments de Happyness.

madameciao-sunrise

C’est une recette que j’affectionne particulièrement pour plusieurs raisons: elle m’a été confiée par Anthony, un cher ex-collègue qui m’avait fait découvrir cette merveille tout droit sortie d’un bouquin de Nigella Lawson, qui, elle, la fait en forme de gâteau.

Je l’aime aussi pour le parfum qui embaume la maison lorsque les clémentines barbotent sagement dans l’eau frémissante en diffusant une partie de leur huile essentielle  aux vertus anti-petite déprime saisonnière dans l’air: ça tombe bien, c’est aussi la saison des clémentines, Elle est pas bien faite la Nature?!

Et puis tout simplement pour pouvoir lire la surprise et le délice des gourmands qui croquent un Happy-muffin pour la première fois, en en découvrant le juteux et surprenant goût!  Pour les autres, qui connaissent, je dois adopter une autre technique….c’est à dire PLANQUER les muffins, ou les rationner, sinon tout disparaît en 2 minutes (il y en a quelques-uns qui se reconnaîtront!).

Cette recette est super simple, quasi inratable – oui oké, il m’est arrivé de carboniser les clémentines car oubliées sur le feu, mais bon…nobody’s perfect- et peut être facilement réalisée avec vos têtes blondes – si on exclut la cuisson préalable.

Continuer la lecture de Happy Clementine Muffin

Occupes-toi de tes oignons, mais Rouges de Tropea IGT

De mes extensives itinérances estivales italiennes j’ai ramené dans mes valises, avec d’autres trouvailles que je partagerai avec vous, de l’Or Rouge de Calabre.

cipollarossaditropea

Aussi appelé Oignon Rouge de Tropea (Cipolla Rossa di Tropea), ce bulbe à la couleur presque violette, à la saveur douce, croquante et richissime en anthocyanes -pour se comprendre, les mêmes qui vous font du bien dans votre verre de vin rouge- serait arrivé sur les terres du sud de l’Italie grâce aux Phéniciens. Ça lui fait approx 4000 balais à la Cipolla!

Cette grande dame (Cipolla, c’est un nom féminin en italien) du terroir italien est distinguée par une appellation IGP (Indication Géographique Protégée, la « vraie » ne vient que de Tropea… je vous laisse à GoogleMaps) et compte un fan club organisé, rien que ça, en un Consortium…comme son grand frère, le Parmigiano.

Mais bon, malgré mes tendances healthy, je n’allais pas écouler les presque 3kg sous forme de jus à l’extracteur au réveil quand même!

J’ai donc transformé le tout en Confit, histoire de pouvoir ressortir un peu de ce soleil en conserve pour accompagner ci et là, un fromage piquant ou, que mes amis végé-végans me pardonnent, un morceau de foie-gras pour Noël.

Marmellata di Cipolle Rosse ou Confit d’Oignon Rouges.

Prenez-vous y un jour que vous avez du temps, car les périodes de macération sont looooongues! Ne vous inquiétez pas, vous pouvez aussi la faire avec des oignons rouges ‘normaux’ 😉  Et si vous testez avec des oignons jaunes ou blancs, tenez-moi au courant du résultat!

Continuer la lecture de Occupes-toi de tes oignons, mais Rouges de Tropea IGT