On se Ramen à 8…en file.

L’expérience était tellement marquante que cela mérite un billet en soi.

Après une fin d’après-midi passée à flâner dans le quartier shopping de Ginza -qui compte parmi la multitude de vitrines flashy quelques enseignes fort sympathiques telles que Itoya (7 étages de papeterie), le Mitsukoshi Store (Galeries Lafayette puissance dix) ou encore l’Apple Store (intéressant avec le taux de conversion du yen actuel), les températures en chute libre m’ont poussé à chercher un bon bol de nouilles au bouillon.

Révision rapide des adresses du quartier que j’avais ‘starred’ sur GoogleMaps et après avoir fait deux fois le tour du pâté en loupant la ruelle piétonne où se cache l’enseigne, je la repère enfin grâce à la file croissante de personnes qui s’est formée entre-temps.

Vous ne trouverez pas le nom du Restaurant Ginza Kagari.  en caractères occidentaux. Juste un ‘Soba’ lisible.

Notez-le si vous allez à Tokyo.  Et arrivez tôt. Et sinon, ayez le courage de faire la file.

Moi j’ai eu du bol, c’est le cas de le dire, je suis arrivée vers 19:45 juste au moment où la file débordait sur le trottoir. Et il m’a fallu une bonne demie-heure.

On viendra prendre votre commande déjà dans la file: efficacité maximum pour le roulement.

La raison de tant d’attente?

Et bien, il n’y a que 8 places à l’intérieur, disposées en U autour du comptoir en bois blond qui cache deux cuistots et une serveuse.

Et… les Ramen de Poulet (commandez le « Tori Paitan Soba ») baignent dans un bouillon crémeux et savoureux à tomber par terre, si ce n’est qu’on ne vous y laisserait pas longtemps car les suivants, dehors, attendent leur tour.

Et…le tout présenté de façon harmonieuse.

Et…l’addition est à 1000 yen (7 €). Juste la soupe. Les pickles et la carafe d’eau sont offerts.

Et surtout, n’oubliez-pas de « slurper » bruyamment vos ramen, baguettes dans une main, cuillère dans l’autre (on vous fournit un bavoir si vous ne voulez pas en faire profiter votre chemisier)…oui je sais, maman nous a appris à ne pas faire de bruit en mangeant.

Mais ici, encore une fois, tout ce qu’on a appris ne compte plus: plus vous faites du bruit, plus vous signifiez votre appréciation au Chef. 😉

Et qui plus est, en aéreant (comme pour le vin) votre bouillon, vous en savourerez pleinement tous les arômes!

O ichikatta desu! (-> c’était délicieux)

Humus Botanical (orgasmic) Gastronomy

La table d’hôte de Nicolas Decloedt, Humus Botanical Gastronomy,  a pris ses quartiers d’été dans une ferme exquise de Gooik, affalée dans le Pajottenland, à 30min du cœur de choux de Bruxelles.

Un de ces coins dont seule la Belgique à le secret: trois virages avant défilaient dans le rétroviseur macadam et béton, et en un clin d’œil le gris-lisse laisse la place à du vert-pantone, parsemé de vaches.

A l’heure de Magritte, comme si l’on rendait visite à un Oncle appréciant les Beaux-Arts, nous passons par le jardin et, menés par le bout du nez de notre curiosité, explorons avant tout les fleurs parsemées de courgettes enserrées de tomates cherchant désespérément la chaleur. (bon, on est toujours en Belgique, hein)

Continuer la lecture de Humus Botanical (orgasmic) Gastronomy

Le Comptoir de Marie, une étoile en tapas. (Mons)

Ce vendredi soir, avec un groupe très select de foodies appelés Les Cuistonomes, nous nous sommes donnés rendez-vous dans la ville du Doudou pour un atterrissage de fin de semaine en douceur au Comptoir de Marie.

IMG_5785

Dernier né du Chef Luc Broutard, ce restaurant à la façade rose à deux pas de la Grande Place porte en cocarde une étoile depuis la version 2016 du Guide Michelin. Et un 14 au Gault & Millau.

Nous sommes installés à une table à l’étage, avec belle vue sur le beffroi de Mons. En bas, les places « a la barra » avec carrelage-métro noir derrière le comptoir de bar à tapas espagnol, semblaient également bien attrayantes. Mais c’est clair que socialement, à 10 cela aurait limité les interactions!

Le service -convivial et souriant- est loin des gestes amidonnés des étoilés.

Nous optons pour un Menu Initiation (7 portions, 40€) et choisirons les vins à part.

Continuer la lecture de Le Comptoir de Marie, une étoile en tapas. (Mons)

Rooftop 58 – la tête dans les nuages

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de participer à un déjeuner ‘à blanc’, la tête dans les nuages au sens propre comme au figuré.

Sur le toit du Parking58, entre La Bourse et Place Sainte Catherine, est désormais juchée -et jusqu’au 30 septembre- une Orangerie, le Rooftop 58Continuer la lecture de Rooftop 58 – la tête dans les nuages