Se la pét(ill)er à la Ginger Beer

Pour survivre au confinement en terminant immunisé mais pas alcoolique…à la maison on prend -en semaine hein, faut pas exagérer- l’apéro sans alcool…avec de la Ginger Beer.

Oui. Il y a ‘Beer’ dans la chose mais …en réalité c’est plutôt un soda de gingembre car, si elle pétille, elle n’en contient en principe, pas une goutte d’alcool.

Depuis quelques temps j’expérimente la Fermentation sous toutes ses coutures: lactofermentation de légumes, pain maison, vinaigre de pommes…

Pour une question de goût (et savoir ce qu’il y a dans ce que je mange/boit) mais aussi pour une question de Santé.

La fermentation produit en effet vitamines, enzymes, et autres micronutrients essentiels à notre microbiote, c’est à dire les bonnes bactéries qui sont dans notre ventre et qui peuvent influencer notre humeur, la vitalité de notre corps et….notre système immunitaire en premier. Là du coup, je vous sens attentifs en ces temps de Covid 😉

Et oui, parce-que la première chose sur laquelle travailler si on veut rester en bonne santé, c’est de booster notre immunité ou la capacité de notre corps à empêcher virus et mauvaises bactéries de rentrer et s’installer. Nous venons chaque jour en contact avec des milliers de ces ‘intrus’ (et cela est d’ailleurs indispensable pour construire notre résistance). La différence entre rester en bonne santé ou tomber malade se fait au niveau de la capacité de notre corps à réagir. Et cela se joue…dans notre ventre, grâce à notre précieux microbiote.

Malheureusement une alimentation industrielle et raffinée (farines blanches à haut taux de gluten comme la Manitoba, additifs, alcool, sucres) et l’usage inapproprié d’antibiotiques fait que ce fameux microbiote est réduit pratiquement à néant. Stérile. Comme les aliments emballés/traités UHT qu’on nous vend à grand renfort de marketing.

Or le lien entre microbiote faible et de nombreuses maladies telles que l’asthme, la dépression, l’intestin perméable, et bien d’autres a été établi scientifiquement et sans équivoques.

Donc, pourquoi ne pas prendre sa santé en main, au quotidien, en apportant chaque jour (oui, car il faut le nourrir le microbiote) un petit peu d’aliments fermentés? Du fromage au lait cru, du vrai pain au levain avec des farines non traitées, du vinaigre de pommes pour assaisonner les salades, quelques pickles de carotte+chou lactofermenté, et…une belle Ginger Beer maison!

Mais pour que ça ait du sens il faut que ce soient des aliments ‘vivants’ ou du moins non pasteurisés: donc non, la majorité des bières du commerce n’ont plus aucun probiotique, ni la choucroute faite au vinaigre, malheureusement.

Mais revenons à notre Ginger Beer.

Un autre pouvoir extraordinaire de la fermentation est d’amplifier les bienfaits des aliments.

On sait que le gingembre, avec le citron, sont très utiles pour combattre les refroidissements et booster notre santé.

Alors imaginez le résultat quand on les fermente !

La recette qui suit est une adaptation de celle-ci en anglais de Tory Avey, que je trouvais excellente mais excessivement sucrée. Si il faut du sucre pour nourrir les levures qui feront fermenter notre gingembre et produire les jolies bulles de pétillant…et que le taux de sucre s’en trouve diminué dans le produit final, j’ai ajusté les doses et testé.

Mais comme des goûts et des saveurs on ne discute pas, je vous invite à en faire quelques ‘productions’ et d’ajuster à votre goût ensuite!

Recette

Le breuvage se fait en deux étapes:

1) la préparation du Sirop de Gingembre

2) la fermentation en bouteille

On peut aussi bien évidemment s’arrêter à la première étape et utiliser le sirop en le diluant avec de l’eau pétillante, ou dans une tasse d’eau chaude pour un Ginger Tea.

Mais dans ce cas il n’y aura donc pas les bienfaits de la fermentation et n’en abusez pas…il y a beaucoup de sucre.

Étape 1: Sirop de Gingembre

Quantités pour 4 ‘doses’ de sirop (4 litres de Ginger Beer)

  • 200 g de sucre
  • 200 ml d’eau
  • 80 g de gingembre Bio
  • un poêlon, râpe, passoire, entonnoir.

Nettoyez le gingembre en le grattant avec le dos d’une cuillère.

Si votre gingembre est Bio, gardez les ‘peaux’ vous pourrez les infuser dans de l’eau chaude pour un thé, avant de les jeter (ou mieux, composter).

Râpez ensuite le gingembre ou coupez-le en tout petit morceaux. L’idéal, si vous consommez régulièrement du gingembre, c’est de s’équiper d’une petite râpe japonaise dédié à cet usage. Ça marche très bien, et en frottant la racine sur les picots en céramique, on sépare la pulpe des fibres très rapidement. Ce petit outil est aussi très pratique à nettoyer: un passage sous le robinet et c’est clean!

On en trouve dans les magasins asiatiques et même chez Dille & Kamille. Chic et pas cher.

Mettez la pulpe de gingembre, l’eau et le sucre dans un poêlon et portez doucement à ébullition. Laissez frémir jusqu’à tout le sucre soit dissous.

Coupez le feu et laissez infuser une bonne heure.

Filtrez en pressant bien la pulpe pour en extraire le maximum de liquide que vous réserverez dans une petite bouteille.

Conservez le sirop au frigo jusqu’à une semaine. Vous pouvez en diluer un peu dans de l’eau pétillante pour une version ‘rapide’.

Ne jetez pas la pulpe de gingembre qui reste! Vous pouvez en faire des Cookies!

Étape 2: Fermenter la Ginger Beer

  • 1/4 du sirop de gingembre (ci-dessus)
  • Jus de 1 citron
  • [mise à jour] 2 g de levure de bière boulangère, l’équivalent d’un gros pois chiche cuit!
  • 900 ml d’eau de source (non chlorée)
  • une bouteille de 1 litre à ‘capsule’ avec joint
  • entonnoir

ATTENTION: la fermentation produit du gaz carbonique et la pression dans la bouteille peut monter au point de la faire exploser! Donc pensez à dégazer chaque jour votre breuvage en ouvrant de façon contrôlée le bouchon et en laissant le gaz s’échapper.

C’est un peu comme si vous vouliez ouvrir une bouteille de Cola qui a été secouée: ouvrez tout doucement et refermez ensuite si les bulles montent trop haut, pour recommencer quelques instants plus tard jusqu’à avoir évacué le gaz. Surtout les deux premiers jours! Si vous pensez que vous allez oublier…utilisez plutôt une bouteille en plastique…il y a moins de risque qu’elle explose !

Versez dans votre bouteille de 1 litre la levure de bière effritée.

Versez un quart du sirop précédemment préparé et le jus de citron.

Complétez par de l’eau de source ou filtrée (idéalement avec un filtre céramique/charbon à osmose inversée et re-minéralisée).

Si vous utilisez l’eau du robinet, replissez une carafe au moins une demie-heure avant et laissez le chlore s’évaporer. Le chlore TUE les bactéries dans l’eau …mais aussi celles de votre levure!

Fermez et Secouez bien le tout.

Laissez à température ambiante mais à l’abri de la lumière (j’ai enroulé la bouteille dans un essuie-main).

Notez la date de démarrage et laissez fermenter 3 jours minimum en dégazant une fois par jour.

Vous pouvez goûter une toute petite quantité: vous remarquerez que les premiers jours le goût de la levure de bière est bien présente. Passé le troisième jour, il aura normalement disparu (ou presque imperceptible, sinon laissez un jour de plus).

Il y aura un dépôt blanchâtre qui va se former sur le fond. Et il peut y avoir des résidus de gingembre qui flottent au dessus. C’est normal!

À ce moment, il faudra arrêter la fermentation en mettant votre bouteille au frigo. Mélangez les dépôts en basculant doucement la bouteille fermée quelques fois avant de vous servir!

Santé !

Ah oui, j’oubliais, la Ginger Beer est l’ingrédient central d’un cocktail très en vogue: le Moscow Mule.

Ahh, oui, on avait dis pas d’alcool en semaine…quel jour est-on encore?!? 😉

Ravioli aux Topinambours & Ail des Ours

Il y a de ces recettes ‘fond de frigo’ et ‘fond de jardin’ qui font plaisir aux papilles, sont de saison et ne sont pas chères…

Faire des raviolis maison prend un peu de temps mais quand on a quelques mains supplémentaires pour tourner la manivelle de la ‘macchinetta Imperia’, cela devient une chouette activité à faire en famille.

J’affectionne particulièrement les topinambours, racine ‘envahissante’ aux belles fleurs jaunes solaires en fin d’automne, dans la ‘Bagna Cauda’ (recette-trempette anti-vampires piémontaise à base d’ail, anchois et huile de noix).

Le topinambour, aussi appelé Artichaut de Jérusalem ou Truffe du Canada, est un tubercule qui a un petit goût d’artichaut, plein de sels minéraux et vitamines intéressants pour la santé et contient aussi plein de fibres et de l’inuline (un prébiotique). Les intestins délicats peuvent d’ailleurs s’en trouver irrités, mais une bonne pincée de bicarbonate alimentaire pendant la cuisson résoudra une grande partie des inconvénients…flatulents.

Dans mon potager urbain en carré-palette, dont la terre est bien riche car nourrie avec du compost bokashi, j’ai un petit coin ‘sous-bois’ à l’ombre, que je laisse faire sa vie: j’y avais apporté une motte d’ail des ours de chez ma maman.  Il s’y est plu, à côté de l’aspérule & la menthe sauvage et cela fait donc deux ans qu’il m’offre ses feuilles piquantes au début du printemps.

Pour faire des ravioli, il vous faudra faire la pâte à l’oeuf (Pasta fresca). C’est donc une recette niveau ‘grand-gourmand’ car cela demande déjà un peu d’expérience. Et sinon vous pouvez suivre la technique de « Jujube en Cuisine » qui se rapproche le plus de ce que je fais. Pour la pâte de mes raviolis, j’ai utilisé les proportions farine/œuf ci-dessous.

Recette (pour 4 gourmands)

Préparez la farce en premier, car elle devra refroidir avant de l’utiliser pour farcir les raviolis.

Pour la Farce

400g de topinambours bien brossés et ôtés des ‘yeux’ et autres duretés

Huile d’olive extra-vierge de qualité

3-4 gousses d’ail, pelées et juste écrasées

feuilles d’ail des ours (une dixaine), hachées grossièrement

4-5 tiges de persil, les feuilles et les tiges hachées.

2 brins de menthe, les feuilles.

125g de ricotta (la moitié d’une boite ‘standard’)

40g de Parmigiano Reggiano DOP, rapé

1/2 verre de chapelure de vrai pain

Sel & Poivre du moulin

une pincée de bicarbonate alimentaire

un demi citron

Pour la Pâte

300 g de farine de semoule de blé dur

3 œufs

une pincée de sel

un peu d’eau

Pour l’assaisonnement

100g de beurre salé

3-4 branches de sauge

Un peu d’eau de cuisson des raviolis.

Parmigiano pour le service.

 

Préparation de la farce

Couper les topinambours en tranches de 1/2 centimètre et les réserver dans de l’eau citronnée pour qu’ils ne noircissent pas.

Rincez les différentes herbes aromatiques, effeuillez la menthe et hachez le tout grossièrement. Mon persil vient du jardin, on optimise, donc j’utilise la tige aussi.

Dans une sauteuse, versez un fond d’huile d’olive et faites-y revenir l’ail entier. Ajoutez les rondelles de topinambour bien égouttées et faites sauter à feu vif pour commencer. Après 4-5 minutes, mouillez avec un gros verre d’eau, ajoutez la pincée de bicarbonate et continuez la cuisson à feu doux jusqu’à ce que les topinambours commencent à être bien cuits et à fondre un peu. Si nécessaire, ajoutez un peu plus d’eau pour prolonger la cuisson mijotée et garder un peu de ‘sauce’ à la fin.

Quand les topinambours se coupent facilement avec une cuillère en bois, ajoutez les herbes, gardez sur le feu encore 1-2 minutes puis éteignez. Laissez refroidir.

Dans un robot hachoir, versez vos topinambours cuits, la ricotta, la chapelure, le Parmigiano: hachez grossièrement sans réduire en purée.  Si le mélange est trop sec, vous pouvez ajouter un oeuf entier et mixer à nouveau. Mais dans mon cas ce n’a pas été nécessaire, ma farce était assez humide.

Ajustez de sel & poivre selon votre goût.

Laissez refroidir complètement et transférez dans une poche à douille ou un sac congélation dont vous couperez une ‘oreille’ ensuite, pour répartir la farce sur la pâte. Gardez au frigo si vous ne l’utilisez pas de suite.

Préparation de la pâte

Suivez les étapes de « Jujube en Cuisine » puis travaillez vos pâtons pour en obtenir des longues bandes rectangulaires, aplaties à l’avant-dernier créneau d’épaisseur de votre machine à laminer la pasta.

Farinez le plan de travail et disposez votre première bande bien à plat.

Réalisation des raviolis

Avec votre poche, déposez des noisettes de farce juste au dessus de la ligne médiane horizontale de votre bande de pâte. Gardez les monticules assez espacés entre eux pour pouvoir y poser un pouce.

Repliez la bande de pâte sur l’axe du côté plus long, en recouvrant ainsi vos petits tas de farce. Fermez les raviolis en poussant un maximum d’air en dehors et en commençant par appuyer avec vos doigts perpendiculaires au côté encore ouvert.

Appuyez bien du bout des doigts pour sceller tous les côtés. Utilisez une roulette dentée pour découper les raviolis.

Déposez-les sur un tissu parsemé de farine en attendant de les cuire.

Cuisson & Assaisonnement des raviolis

Portez une grande casserole d’eau à ébullition. Salez avec une bonne poignée de gros sel marin.

Dans une poêle, faites fondre doucement le beurre avec les brins de sauge et laissez parfumer sans faire noircir.

Plongez vos raviolis dans l’eau bouillante. Quand ils remontent à la surface, comptez encore 1-2 minutes ou goûtez pour vous assurer que la pâte soit cuite al dente.

Réservez une tasse d’eau de cuisson.

Retirez les raviolis de la casserole avec une écumoire et mettez-les directement dans la poêle avec le beurre: faites revenir encore quelques instants en mouillant avec un peu d’eau de cuisson afin d’obtenir une émulsion liée qui habille bien vos raviolis.

Servez sans tarder, parsemé de Parmigiano rapé.

Y’a pas de photo, on a tout mangé avant!

Slurp.

 

Dans la gueule du Wolf

Ca y est! Bruxellles a ENFIN son Foodmarket.

Il était temps mais ça valait la peine d’attendre.

Pas loin de la gare centrale, à deux pas du bout de la Galerie du Roi et de la Reine, il est déjà tagué dans mes favoris de GoogleMaps!

Rue du Fossé aux Loups 50, 1000 Bruxelles

Dans l’ancien bâtiment de la CGER qui a gardé ses lignes art-deco on retrouve à chaque guichet une enseigne bruxelloise de qualité.

Et pas de la grosse chaîne de (mal)bouffe industrielle. Non. Des pépites qui sont nées dans la ville et ont grandi ici, se trouvent maintenant toutes réunies sous la verrière qui laisse deviner un ciel de plomb hivernal.

Ohh délice réconfortant si ce n’est qu’il va falloir faire face à ce qu’en Flandre ils appellent le ‘keuze-stress’, l’embarras du choix…en plus stressé.

Mais à l’intérieur l’atmosphère joyeusement pétillante est chaleureuse.

On commence avec le Phô et autres vietnamoiseries du Hanoï Station, les plats signatures à partager du Grec, les rouleaux frais et gourmands de Knees to Chin (4e du nom), la bidoche fondante de Dierendonk, les burgers des Super Filles du Tram, l’africain Toukoul to Go, huîtres coquillages et croquettes de crevettes bien de chez nous, le Syrien nouveau au paysage gastronomique (merci les immigrés), LA Piola avec ses déclinaisons Pasta et Pizza, les gaufres salées/sucrées, le Poké Bowl healthy, et pour finir…mousse au chocolat bean to bar (enfin, si il en reste) ou dessert du pâtissier Vincent Denis (les billes craquantes au chocolat trouveront une place dans votre estomac quoi que vous ayez déjà mangé). En bonus: brasserie, marché bio, et concerts quand il y en aura.

Une ellipse centrale fait office de buvette, avec les bières de la brasserie qui s’y est implantée.

Chacun commande ce qu’il veut selon ses envies du moment (ou la longueur de la file) et on se retrouve tous assis autour des tables déstructurées qui remplissent la ‘petite cinture’ autour du bar.

Des luminaires globuleux rompent les lignes strictes de l’héritage bancaire. Malgré l’heure de pointe, les rotations sont rapides et nous trouvons aisément où poser nos popotins.

Pas de service à table, mais une armée de ‘louveteaux’ en bleu de travail débarrassent promptement la vaisselle en émail blanc logotées: rien de jetable ici -Bravo pour le #zerodechet- hormis les serviettes qui sont… à base de fibre de patate et donc compostables.

Moi, je sens que je vais trouver à nouveau des excuses pour venir dans le centre!

Attention, payements uniquement par carte bancaire, pas de cash.

Ouvert 7/7 de 11:30 à 23:00.

Z’avez plus d’excuses!

WOLF

Rue du fossé aux loups, 50

1000 Bruxelles

https://wolf.brussels

“Lait” végétal sprint aux noix de cajou

A l’écoute des signaux que mon corps m’envoyait, j’ai abandonné le lait de vache (vachement maltraité) sous sa forme de ‘boisson’ il y a plusieurs années.

Avec le temps et de nombreux épluchages d’étiquettes pour m’assurer que je n’allais pas faire pire en le remplaçant par une boisson bourrée d’additifs, j’avais enfin trouvé mon bonheur dans les rayons des supermarchés.

Mais la réflexion sur mon mode de consommation m’a ensuite portée à observer le nombre de tetrapacks qui terminaient dans le sac bleu…dont on sait aujourd’hui qu’il est essentiellement exporté en Asie pour être soi-disant recyclé (les coûts de cette opération étants prohibitifs en Europe, on déplace le sujet: loin des yeux loin du cœur…) et terminent enfouis, incinérés à ciel ouvert ou dans l’océan avec la mousson. Snif.

Donc après avoir fouillé le net, j’ai découvert -woui woui- qu’on peut le faire soi-même. Par exemple avec la recette de Greg de Cook’nRoll.

J’ai longtemps utilisé des amandes, que je laissait tremper une nuit, pelait (car les peaux brunes ont un effet acidifiant sur le corps et donnent un amertume au lait qui ne me plaisait pas), mixais avec de l’eau filtrée et puis il fallait filtrer la pulpe restante du lait…qui du coup devenait un résidu, dommage.

Très bon mais un peu trop laborieux quand on se ‘réveille’ le matin et que la ‘caffettiera’ (aussi appelée ‘la Moka’ ou simplement ‘la Bialetti’…machine à café italienne, zéro déchet 100%) est déjà prête!

Et un jour, à court d’amandes, j’ai fait avec ce que j’avais sous la main: des noix de cajou.

Et là, RÉVÉLATION !

Déjà les noix de cajou ont un temps de trempage beaucoup plus court: 6h peuvent suffire. Puis elles n’ont pas de peau.

Et ô grande joie…il n’est même pas nécessaire de filtrer la pulpe ensuite 🙂

La recette étant super rapide, je n’en fais que la quantité nécessaire pour 2-3 jours, soit 1/2 litre à la fois. Ce qui me permet d’avoir une boisson fraîche et qui ne va pas avoir le temps de ‘tourner’.

Il n’y a pas de conservateurs ni de stérilisation à très haute température (UHT) donc on garde tous les nutriments…mais la durée de conservation au frigo est naturellement plus courte. Ce qui est normal.

Mais là du coup je m’en fiche, car c’est tellement rapide à faire que le temps que mon café monte…j’ai mon ‘Lait Végétal’ tout frais.

Les noix de cajou partagent avec leurs cousins oléagineux beaucoup de bons nutriments: des bonnes graisses aka les acides gras mono-insaturés qui font du bien au système cardio-vasculaire, des phyto-stérols qui réduisent le taux de cholestérol HDL, des anti-oxydants, mais surtout du Magnésium, du Cuivre, du Phosphore en plus de contenir du Fer, Zinc, Manganèse…

Note aux parents: ceci est une BOISSON végétale. Ce n’est pas un « lait » à proprement parler et ne doit pas remplacer de façon exclusive le lait (maternel ou autre) dans l’alimentation des nourrissons et des enfants en bas âge et en pleine croissance qui nécessitent plus de nutriments pour leur bon développement. Il peut être un complément, bienvenu dans leur cas.

Recette pour 500 ml

30 g de noix de Cajou (une bonne poignée)

500 ml d’eau de source

Si vous le souhaitez vous pouvez y ajouter: une pincée de sel et un peu de miel, ou un peu de vanille, mais personnellement je fais simple.

Préparation

Le soir avant ou min. 6 h avant, mettre les cajous à tremper dans un bol d’eau.

Le matin, jeter l’eau de trempage. Placer les cajous qui seront devenus tous tendres dans le bol du mixeur (Vitamix chez moi). Ajouter 1/2 litre d’eau fraîche.

Mixer 30 secondes en augmentant progressivement la vitesse à son maximum: je passe de 1 à 10, puis enclenche le ‘turbo’ et laisse tourner 25 secondes.

Voilà. C’est prêt. La preuve qu’on peut faire sain, zéro déchet et rapide 🙂

Transvasez dans une bouteille -en verre de préférence- et gardez au frigo jusqu’à 3 jours sans soucis généralement.

Secouez avant de servir.

Peut également servir de base à des Shakes en rajoutant du cacao cru, ou des fruits.

Bon petit déj!

 

Bar Chapel (Antwerp)

Ephémère.

Comme la lumière qui filtre entre les feuilles des tilleuls géants bienveillants dans la cour.

Bar CHAPEL. Un ‘pop-up’ bar, dans l’ancienne chapelle du couvent.

Ouvert en juin, il fermera (sniff) déjà ses portes fin septembre 2019 pour laisser place à un projet de Co-Housing+Co-Working.

Tout n’est pas perdu donc, il y a une lueur d’espoir que cet espace hors du temps ressuscite sous une autre forme divinement agencée.

A 15 min à pied de la Gare Antwerpen-Centraal (6′ à vélo), derrière un discret portail en bois massif au n°150 de la Kerkstraat…un autre monde s’ouvre à vous.

Mais uniquement du Mercredi au Dimanche.

Un long couloir mène à la Chapelle qui héberge maintenant un Bar sacrément sympathique (commandez au comptoir). Plusieurs alcôves très cosy au tons framboise-pastel invitent à la détente devant un ‘Latte’ ou un verre de Vin…béni par les grandes chaleurs estivales.

Le jardin, cœur du bâtiment, devient tantôt podium pour un concert, piste de danse devant un DJ, deck de yoga pour une initiation.

Le programme est varié et de qualité: à consulter sur le site de BarChapel.be (ça vous fera de l’excercice en néerlandais) ou sur la page facebook.

Pas de cuisine mais des ‘guest culinaires’ s’alternent chaque semaine du mercredi au samedi: Marocaine, Portuguaise, Indienne, Healhy-Végane, Philippine, Syrienne sont à venir.

Et le dimanche, tout le matériel pour le BBQ est mis à disposition, vous n’avez qu’à venir avec votre bidoche/salade et commander à boire sur place.

Ou alors grignoter quelques nachos, chips ou olives qui sont quand même sur la carte qui affiche des prix tout à fait démocratiques.

Alice à L’Auberge des Maïeurs by La Finca

En regardant la façade de l’ancienne bâtisse de 1748 bordée de verdure et fraîchement peinte d’un blanc de chaux paysan avec sa clôture qui entoure le jardin où l’on imagine déjà les poules courir…on a du mal à se dire qu’en pivotant juste de 180 degrés on se trouve nez à nez avec le Temple des Gourmets ‘Rob’ et le boulevard de la Woluwé fraîchement ‘tram-isé’.

Me promenant l’estomac gargouillant c’est par les narines que j’ai été happée, clouée net à l’arrêt sur le trottoir à la lisière entre ces deux mondes.

Ce coin de rue resté longtemps invisible dans la grisaille urbaine tout d’un coup existe à nouveau par la lumière et l’enchantement qu’émane L’Auberge des Maïeurs by LaFinca, ré-née de ses cendres après l’incendie qui l’eut éteinte en 2009.

Mais cet univers digne d’un conte de Carroll n’est pas uniquement fruit de la récente rénovation: c’est l’atmosphère insufflée par Sarah Potvin qui lui donne un air féerique suspendu hors du temps. Sarah gère le restaurant et avec Jeremy Verhulst, qui lui est aux commandes de la production sur 3 hectares (et bientôt bien plus) de culture bio, ils forment le duo derrière ‘La Finca’ (maraîcher biologique péri-urbain en circuit court installé à Wezembeeklaan-Oppem)

On y rentre par une petite porte comme on le ferait dans le jardin d’une tante éloignée mais, alors qu’on s’attendrait à un intérieur sombre et classique, on bascule à nouveau dans un autre univers, résolument interior-design contemporain. Confortable, chaleureux dans les matières, lumineux, tout dans la mesure et l’équilibre, sans crissements ni excès. On s’y assied avec un sentiment de ‘chez soi’ et une vue inattendue sur la cuisine ouverte en écrin.

Le voyage ne fait que commencer! c’est l’heure du déjeuner et si la carte semble attrayante, la feuille avec le menu du jour de Saison à 22,50€ pour la formule Entrée+Plat ou Plat+Dessert me fait de l’œil et clairement de la papille aussi.

Je découvre en bavardant avec Sarah que le restaurant est le premier à Bruxelles à être certifié Bio sur toute la ligne. Je m’en réjouis, mais ce sera dans l’assiette que cela fera toute la différence.

Ce sera un Balade en Forêt à Dos de Colin pour moi.

La musique démarre doucement en cuisine pendant que sur ma table se matérialise une assiette avec une cuillerée d’humus et une écuelle d’huile d’olive parfumée dans laquelle mes gènes italiens se tremperont sans gêne en compagnie du pain croquant à la mie aérée dont était assorti le tout.

C’est en me plongeant dans une bol en raku céladon avec la première cuillèrée que j’ai été transportée d’entrée de jeu dans une clairière pour la ‘Balade en Forêt’: une mousse aérienne de cèpes et autres champignons de saison forme une couverture aux morceaux qui se trouvent au fond et un support à une dentelle ajourée posée par dessus.

Je ferme les yeux et m’attend soudain à voir apparaître un Bambi tant l’harmonie des saveurs est intense et me rappelle le parfum frais et boisé d’humus de nos forêts en cette saison.

(Désolée, c’est la déformation due au BokashiCompost, mon nouveau métier, je vous en dirai plus bientôt)

Du coup, la bonne intention de déjeuner sans vin tombe à l’eau…et je décide que le Colin qui suit sera accompagné d’un calice dont l’accord est fait avec justesse par le sommelier à qui j’ai laissé une carte blanche raisonnable.

Suit le Colin, dont la chair ferme cuite à la perfection, fond sous la croûte fine qui le délimite. Accompagné de quenelles de chou crémeux et de polenta à l’emporte-pièce croustillante au cœur tendre…il est posé dans une nage de jus de cuisson dont l’acidité équilibrée harmonise les différents éléments en leur apportant fraîcheur et légèreté.

Je résiste et ne craque pas pour un café-dessert cette fois-ci, mais c’est sûr, j’y retournerai et en compagnie pour partager ce plaisir des matières premières de qualité, travaillées avec respect et amour, avec une sobriété heureuse, parsemée d’audace avec parcimonie par son Chef Dimitri Strasser.

Le pari de faire le lien -en ville- entre la terre et l’assiette, dans le respect de tout le travail qui est derrière ce genre de démarche qui essaye de proposer des alternatives viables et de qualité aux modèles de production-consommation actuels est à mon avis à applaudir et à soutenir 🙂

L’Auberge by LaFinca vient s’ouvrir en mode ‘soft’ en Octobre 2018, bientôt s’ajouteront au Restaurant

-une épicerie proposant la production maraîchère de La Finca en vente directe

-des ateliers de sensibilisation à des modes de vie plus durables

-des poules gambadant gaiement dans le jardin

-et pour le printemps, des parterres de fleurs pour soutenir les pollinisateurs & des carrés potagers pédagogiques

Et à mon avis, Sarah nous en réserve bien plus encore 😉

Je vous conseille vivement de réserver votre table.

L’Auberge des Maïeurs by LaFinca

Du mercredi au Samedi

12:00-14:30 & 18:30-22:30

Parvis Saint Pierre 1 (derrière le Parking du Rob)

B-1150 Woluwe-Saint-Pierre

https://www.laubergedesmaieurs.be/le-restaurant/

Tendre-Crousti de bettrave rouge

J’hésite à appeler cela des ‘burgers’ car si ils en ont la forme et la couleur…je n’arriverai jamais à les fourguer pour tels aux amis carnivores (dont je fait occasionnellement partie), mais à première vue on pourrait bien s’y laisser prendre!

Cette recette n’est pas ‘farine de mon moulin’ comme on dit, bien que j’y ait mis ma patte, en troquant la farine de seigle originale pour de la farine de sarrasin, qui équilibre mieux le côté terreux de la betterave, à mon avis. Et remplacé la feta greque par de la ricotta salée (séchée) simplement car c’est ce que j’avais dans le frigo 😉

C’est une création de Sara Bäckmo, nimacultrice suédoise que je suis dans ses expérimentations potagères, entre autres car elle utilise pour son jardin comestible du BokashiCompost (je vous parlerai prochainement de ma reconversion professionnelle et de ce concept génial!).

Super rapide à faire, surtout quand on a un robot pour râper, les quantités de la recette donnent approximativement 12-14 galettes de la taille d’une paume de main.

On peut tout manger en une fois si on est à 4 gourmands et c’est le plat principal, accompagné d’une belle salade mesclun. Si il en reste, on peut les congeler crues, à plat. Il suffit ensuite de les sortir du freezer une heure avant de les cuisiner.

Petite info ‘physiologique’: la betterave rouge colorera vos selles. Ne vous faites pas une frayeur les jours suivants!

Surtout que la betterave contient de nombreux élément bénéfiques pour la santé et notamment une teneur très élevée en bétanine et autres antioxydants dont il a été prouvé qu’ils ont un effet bénéfique dans la prévention de certains cancers.

Elle a un pouvoir glycémique bas et contient aussi une bonne quantité de vit A.

Recette (pour 12-14 ‘burgers’)

350g de betterave crue râpée

100g de farine de sarrasin

75g de mélange de noix hachées grossièrement (moi j’ai mis: cashew, courge, tournesol, sesame, noisettes en quantités egales)

150g de ricotta salée séchée ou Feta grec.

1 œuf entier

Sel: attention le fêta est déjà salé

Poivre, si vous aimez ça

Pelez les betteraves crues et râpez-le. Dans un grand bol mélangez bien tous les ingrédients. La masse restera relativement ‘sèche’ mais se tiendra.

Façonnez des ‘burgers’ de l’épaisseur d’1cm et un diamètre de 8-10cm.

Faites cuire dans un peu d’huile d’olive 4-5minutes de chaque côté ou jusqu’à ce que l’intérieur soit cuit et l’extérieur un peu croustillant.

Servez avec un chouïa de mayonnaise et une jolie salade mixte assaisonnée avec huile d’olive et citron.

Ou alors faites-en un ‘veggie burger’ en bonne et due forme avec son petit pain et son cornichon.

‘Courgetti’ méditerranéens anti-canicule

Pour rester frais et zen comme un lotus quand il fait chaud, le meilleur truc est de manger plein de légumes et de ne pas oublier de nous hydrater. Oui bon, pas que au ‘Hugo‘…entendons-nous bien 😉

Encore mieux si on peut faire les deux en même temps, comme avec cette recette savoureuse, légère et rafraîchissante qui en même temps, grâce aux sels minéraux qu’elle apporte, rééquilibrera les électrolytes que vous avez perdu en transpirant sous cette canicuuuuuuule!

Mais attention, ce plat n’est pas pour les délicats de la papille: anchois, ail, câpres…un cocktail méditerranéen qui vous veut du bien, si vous l’aimez aussi. Ici quand même adouci par le yaourt grec qui donne à la sauce des allures de Bagna Cauda (pour les connaisseurs) estivale.

Photo_Courgetti_anchois_capres_MadameCiao

Ingrédients

pour deux ‘accompagnements’ ou un plat principal

  • 1 Courgette Bio, bien rincée
  • 3 grosses cuillères à soupe de Yaourt Grec. Personnellement j’affectionne la marque FAGE total à 5%
  • 1 càs bombée de Câpres sous sel, rincés
  • 3-4 Anchois, égouttés de leur huile ou 10cm de pâte d’anchois en tube
  • 1/2 gousse d’Ail, pelée, dégermée et coupée en morceaux
  • 1 à 2 càs d’Huile d’Olive extra vierge
  • Poivre du moulin (pas de sel, les anchois font le boulot)
  • 2-3 càs de pignons de pin, grillés à sec quelques minutes dans une poêle
  • 2-3 brins de menthe fraîche

Dans le bol du mixeur (plongeur, si vous ne faites qu’une portion) ajoutez le yaourt grec, les câpres, les anchois, l’ail et l’huile d’olive.

Mixez bien le tout et si nécessaire, ajoutez une cuillère à soupe d’eau afin d’obtenir une consistance crémeuse proche de la mayonnaise. Ne diluez pas trop au mixer car les spaghettis de courgette rendront un peu d’eau lorsqu’ils seront assaisonnés de la sauce. Réservez.

Coupez, en faisant bien attention à vos doigts, la courgette en sa longueur en ‘spaghettis’ avec une mandoline ‘à dents’ ou tout autre outil permettant l’opération. Moi j’ai un pèle patates double-face qui fait l’affaire.

Mettez-les dans un grand bol ou dans deux individuels, ajoutez-y les feuilles de menthe ciselée en en gardant de côté quelques feuilles pour la déco.

Coiffez de deux bonnes cuillerées de sauce, parsemez de pignons et décorez avec les feuilles de menthe mises de côté et savourez en accompagnement ou en plat unique.

Non non, je ne vous ai pas vu vous lécher les doigts en cachette…

Canicule? Sortez avec Hugo, effet kiss-cool garanti

Tout est question d’étalonnage…32°C correspond à « canicule » en Belgique – et tout le monde s’agite, en s’échauffant encore plus. En Italie 32°C, ça s’appelle simplement « été » 😉

Et quand il fait chaud, on adopte la Fresh-attitude en adaptant son alimentation et ses boissons à la chaleur: exit donc les plats riches (beurre, crème, lard, fritures) et les boissons trop alcoolisées…on fait le plein de fruits & légumes hydratants – pas sûre que la tranche de concombre du GinTo compte, hein!

Même le sacro-saint « Spritz » peut taper un peu fort sur le neurone, surtout quand on en aligne deux ou trois verres sous le soleil de midi, dans le Midi.

C’est donc là que Hugo fait son coming-out.

Déjà, on tombe amoureux de son fond fleuri au Sirop de Sureau (« maison », recette par ici) qui donne en passant un petit kick de sucre – à consommer avec modération. Ensuite viennent les effets Kiss et son frisson essentiel de brins de menthe et Cool, avec son prosecco coupé à l’Eau-pèt. Tout cela sur quelques beaux glaçons ou garçons, c’est selon, dans le même type de verre que vous utilisez habituellement pour le Spritz: un grand verre à vin rouge, style ‘piscine’.

Vous voilà Hype & Hygge à frimer sous le soleil aoûtien.

Hugo est né dans le Alto-Adige/Italie dit-on, d’un barman qui s’ennuyait de devoir faire des Spritz à longueur de soirée. La version originale prévoyait du sirop de mélisse et du prosecco dilué en quantité égale avec de l’eau pétillante, mais la version qui s’est répandue est celle avec le sirop de fleurs de sureau, plus facile à trouver….genre chez IKEA, si vous avez loupé la saison pour en faire vous-même!

Ingrédients, par verre

  • 3-4 glaçons
  • 15cl Prosecco Extra-Dry
  • 3cl Sirop de Sureau
  • Une bonne rasade de Selz ou d’Eau pétillante
  • 2 brins de menthe du jardin
  • 1 tranche de citron ou de lime

Remuer, coiffer le tout d’une paille -ici, en bambou de chez PalüMyanmar, ou en papier de chez HEMA vu qu’il y a déjà assez de plastique qui traîne, et…boire avant que tous les glaçons ne fondent…mais vous allez voir, ce n’est pas difficile!

Les enfants apprécieront la version ‘Virgin cocktail’ en remplaçant le prosecco par du jus de pomme pétillant ou simplement de l’eau avec des bulles.

Santeï!

Voix hors-champ: recette écrite avec sagesse, à consommer avec modération 😉

Pressez-vous, c’est l’heure du Limoncello

Incontournable de l’été et grand cliché des restaurants italiens avec nappeenpapieràcarrésrouges et bouteillesdeChiantiempailléesauplafond…il Limoncello vient souvent adoucir « il conto » (l’addition).

Si son goût solaire peut être vite addictif de la papille, certaines versions commerciales cheap, truffées d’arômes artificiels peuvent vous le faire payer très cher – le lendemain de la veille- et vos penchants pour le digestif en prennent un coup…qui ne passe plus trop.

Alors pour être sûrs de rester frais comme une rose, sans l’arrière-goût chimique de MrPropre et surtout pour savourer toute la complexité des saveurs méditerranéennes du citron dans un vrai Digestif de qualité, faites votre propre potion d’été avec cette recette super simple!

L’ingrédient clé, Ze Citron, doit être impérativement Bio et non traité, sinon vous allez vous faire un sacré jus de pesticides et autres crasses! Rendez-vous donc dans un magasin bio, en vrac si possible, histoire de limiter les emballages plastiques.

Si vous êtes à Bruxelles: Le Marché Bio des Tanneurs ou The Barn Bio Market sont d’excellentes options. D’autant plus que leurs citrons viennent souvent de Sicile où ils ont bien bronzé: vous imaginez déjà ce goût de soleil sur vos papilles…? 😉

Le Limoncello doit maturer un mois, il est donc grand temps de lancer votre production!

Recette pour approx 3 litres

  • 1 L alcool alimentaire à 95° (en grande surface en Belgique)
  • 6 beaux citrons Bio non traités, rincés à l’eau et séchés
  • 1100g sucre – blanc, de canne ou mascobado: au plus il est foncé au plus le sera également votre Limoncello.
  • 1,5 litres d’eau minérale plate

Jour Zéro – lorsque vous commencez:

Pelez entièrement les citrons avec un épluche-patates en veillant à ne prélever que l’écorce du fruit, sans partie blanche qui donnerait de l’amertume.

Mettez dans un grand bocal en verre qui puisse se fermer (capacité au moins 3 litres) le litre d’alcool et les écorces des citrons. Notez dessus la date de démarrage, histoire de vous y retrouver.

Laissez reposer dans un endroit sombre pendant 4 ou 5 jours.

Jour 5

Préparez le sirop :

Versez les 1100g de sucre dans une casserole avec 1,5 L d’eau minérale ou filtrée.

Portez doucement à ébullition sans remuer.  Dés que tout le sucre a fondu, éteignez le feu et laissez BIEN REFROIDIR.

Quand le sirop est FROID, versez-le dans le pot avec les écorces. Attention, si vous versez le sirop chaud sur l’alcool…il y a risque d’évaporation (ce serait dommage) ou pire de brûlures. Soyez donc patients! 😉

Laissez reposer le mélange alcool-écorces-sirop pendant 2-3 heures.

Ensuite, filtrez avec un chinois et retirez les écorces (que vous pouvez recycler dans votre gin-tonic en attendant que votre breuvage soit prêt) et mettez le Limoncello en bouteille/s.

Entreposez les bouteilles dans un endroit sombre, frais et sec pendant au moins 1 mois, afin que la liqueur ‘mûrisse’….si vous tenez jusque là!

A servir frais en fin de repas en attendant d’aller faire un tour dans les Pouilles cet été 😉