Un tour dans les Pouilles, ça vous botte?

#Puglinesia [prononcer: pouljynésia] est un mot inventé par mon ami Francesco, habitant de cette région d’Italie, aussi appelée « Puglia » par les indigènes et rapidement identifiée cartographiquement comme le « talon » de la botte. Plus précisément, on parle ici de la région du Salento.

Contraction de Puglia et de Polynésie, cela vous donne une idée de la couleur et la transparence de la mer qui vient caresser ses côtes, tantôt rocheuses et crantées, tantôt sableuses étalées sur une courbe douce.

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Souvent protégées par une langue de nature riche d’une palette de pinèdes et dunes -hors des centres urbains- les lys sauvages en parfument l’air saumâtre.

Et si vous choisissez bien votre plage en fonction du vent (demandez à votre hôte, lui il sait), vous plongerez dans une mer si crystalline que vous verrez votre ombre sur le fond de sable blond et ridé.

Ceux qui y sont nés ont un lien visceral avec cette mer/mère qui les nourrit de moules (mais pas de frites, ici), d’oursins, de poulpes.. – et je vais m’arrêter là sinon je vais faire une liste des produits ichtyologiques de ces deux Mers qui la bordent: Ionienne & Adriatique.

De deux mois à 99+ ans, ils s’y baignent, de mars à novembre…Et ça, ça dit déjà tout!

Oui, oké, évitez quand même d’y aller la première quinzaine d’août lorsque toute l’Italie est en transumance estivale pour célébrer le Ferragosto – ou ‘Feriae Augusti’.

Le 15 août est, dans le Sud, plus important que Noël et il est alors presque impossible de trouver deux mètres carrés pour poser votre serviette, ne parlons pas de voir la mer à travers les files de parasols…

L’idéal étant d’y aller en juillet, ce qu’on a fait.  Ou fin septembre, après les orages de fin de canicule.

Ce que ce mot, Puglinesia, ne raconte pas, ce sont les saveurs intenses et vraies de sa nourriture, qui a poussé sur une terre brune et riche, dont les goûts ont été concentrées par un soleil ami de la vie.Des tomates qui, quand on les croque, on comprend pourquoi elles rentrent dans la catégorie « fruits »: rien à voir avec le goût de flotte-toute-saison qu’on connaît à nos bien pâles latitudes.

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Des fruits mûris au soleil, dont les effluves « honey-riques » vous chatouillent gentiment les narines et vous font de l’œil depuis leurs cageots.  Et du coup vous ne vous faites pas prier, ni les enfants d’ailleurs, pour vous envoyer goulûment vos 4-5 portions recommandées par jour.

Arrêtez-vous le long de la route et achetez directement au vieux monsieur avec son Ape-car (VIDEO ) triporteur tracté par une ‘Vespa’ (en italien vespa= guêpe et ape=….abeille 😉 ) ou dans les nombreux ‘Frutta e Verdura’ (i.e. échoppes de fruits & légumes) qui ici font encore partie de la vie de quartier et ne suivent pas la standardisation-cueillie-pas-mûre de la grande distribution.

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Et last but not least….des vins frais et aromatiques tels que le cépage Verdeca, dont nous avons exploré les arômes d’amandes grillées et de fleurs de tilleul tout au long de ce voyage, ou plus structurés et charpentés comme le Primitivo de Manduria ou le Salice Salentino.

Des vins rouges qui peuvent arriver allègrement à 15° (d’alcool…car la température elle grimpe à +35°C), voire plus alcooliques comme le vin ‘maison’ que nous fournissait le papa de ma coloc d’études à Bologna…histoire de « savoir ce que vous buvez » (sic).
Le vin rouge des Pouilles était d’ailleurs à l’époque expédié au nord pour ‘renforcer’ les vins gringalets issus de raisins qui n’avaient pas vu autant de soleil. Je dis ça et je dis rien.

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Et puis, au détour d’une ruelle ou dans toute sa majesté comme à Lecce, il y a le Baroque aux pierres calcaires locales dorées, exubérantes et finement ciselées, qui s’embrasent au coucher de soleil. Ce style architectural s’est développé à partir de la défaite -lors de la bataille de Lepanto en 1571- de l’empire Ottoman sur une période de plus d’un siècle.

Oui, c’est une déclaration d’amour. D’une épicurieuse.

Et comme l’Amour est rentré dans ma vie et pour ce coup, impossible de choisir entre les deux, je lui ai concocté ce petit programme que je vais partager avec vous et qui l’a fait tomber, lui aussi, sous le charme de cette magnifique région.

L’itinéraire s’est déroulé sur 12 jours, vols Charleroi-Bari inclus et prenait en compte une alternance visite/mer, styles de logements différents afin de lui faire découvrir la variété des lieux. Nous -deux adultes- avons loué une petite voiture (Fiat Panda Cross, pour faire ‘couleur locale’ hein, je ne suis pas chauviniste pour un sou, non non…) et nous avons changé de lieu presque tous les jours, avec 3 étapes de deux nuits quand même.

Budget: 150€/pp/jour TOUT inclu: vols de Sir Richard Branson et parking-holdUp à CRL Airport, location voiture (Thrifty, via Ryanair), essence, parkings, hôtels & co., restos (inclus le chic-issime Grotta Palazzese à Polignano a mare), parasols & transat, glaces, apéros à gogo et…surcharge bagages, car on a ramené trop de pâtes ‘orecchiette’ dans notre valise 😉

Disclaimer: Attention, si vous y goûtez… vous y reviendrez…’addict’!

Je ne suis en aucune façon sponsorisée, directement ou indirectement de quelque sorte que ce soit par les infrastructures/prestataires mentionné(e)s. Nous avons passé 12 jours magnifiques..je partage donc mes adresses et vous souhaite autant de plaisir!

FEUILLE DE ROUTE

Toutes les étapes et les adresses dont je vous parlerai plus bas sont accessibles et « à emporter » via  GoogleMaps… par ici. 

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L’ordre de certaines étapes peut sembler peu logique (c’est le cas) et excessivement kilométrique: l’étape plus longue était de 2 heures 15′ de route et moi j’avais quelques contraintes style ‘rendre visite aux amis le weekend’ ou ne pas enchaîner 2 jours dans les pierres sans voir la tant convoitée Mer depuis l’atterrissage. Libre à vous de faire votre « cherry picking » 🙂

Toutes les adresses se trouvent aussi sur Booking.com & Tripadvisor, mais j’ai préféré vous mettre les liens directs, quand c’est possible. Les logements ont été expressément choisis en bord de zone touristique (max 15′ à pied) pour pouvoir dormir au calme et se garer aisément. Nos gambettes étant en pleine forme, les nombreux escaliers n’ont pas posé de soucis.

Icon_villeBari -> Polignano a Mare (40min. de route – 1 nuit)

Le ciel bleu porcelaine de Bari à eu instantanément raison de l’horaire très précoce de ‘sauté du lit’ pour prendre le vol de 07:10 au départ de CRL. Roulé-boulé de l’avion à notre Panda de location et nous voilà on-the-road pour la première étape.

Tesorino découvre à l’instant qu’il va devoir lâcher prise: c’est moi qui sait où on va ET c’est moi qui vais conduire…45 secondes de testosterone froissé et silencieux plus tard, c’est avec le pétillant du prosecco qu’on rejoint la première Strada Statale, une autoroute qui n’en est pas une.

La vieille ville de Polignano a Mare est accrochée aux falaises blanches de tuf, juste à côté d’une petite plage de gros galets encadrée par un très haut pont construit par le Romains lors de leur citytrip, au 2ème siècle a.j.c.

L’endroit est connu pour ses jeunes Adonis, qui sautent dans le vide -depuis le haut de la falaise- dans un creuset d’eau bleue transparente, 27 mètres plus bas. Tellement connu que #RedBullCliffDiving y fait ses finales.

Arrivés juste avant midi, il est trop tard pour le cappuccino (Tesorino à été briefé sur les horaires de consommation du breuvage lacté en Italie) et après un tour de reconnaissance dans les dédales de la vieille ville, nous en profitons pour barboter dans le miroir d’eau et explorer les grottes creusées par les vagues sous la falaise.

L’ombre gagne rapidement le fond du « canyon » où se trouve cette langue de plage, prise d’assaut par les parasols et tapissée de serviettes.

La suivant, nous regagnons nos quartiers pour nous faire tous beaux avant la première des tables-surprises que j’ai réservées: Grotta Palazzese. Un restaurant dans une grotte, juste à pic sur la mer. Avec coucher de soleil, siuplaît. Bref, « Ze » truc à faire en couple si vous passez par là, surtout pour le cadre.

Icon_food  Restaurant Grotta Palazzese

Réservation obligatoire. Un décor magnifique pour une soirée particulière: au creux d’une grotte qui a servi autrefois comme piste de danse clandestine pendant la guerre. Ils font deux services: prenez le premier pour profiter du spectacle du coucher de soleil sur la mer. Nous avons pris le menu 6 services: (trop) abondant mais pas vraiment à la hauteur du prix et de mes attentes en terme de finesse. Un entrée-plat-dessert aurait parfaitement fonctionné.  Finalement, on vient surtout ici pour le décor 😉

Icon_sleep B&B Dimora Silvestri

B&B à gestion familiale fraîchement rénové, situé dans un quartier résidentiel un peu à l’écart de la vieille ville, qu’on rejoint en 10′ à pied. A l’avantage d’avoir un parking aisé. Super-propre et accueuil sympathique. Le petit déjeuner – « Briosce & Cappuccino » est servie au bar du coin. Faites attention car sur googlemaps une recherche « Dimora Silvestri » vous envoie (près de la mer) alors que la bonne adresse est (Residenza Silvestri, la bonne, celle-ci)

 

Icon_villeMatera  (2h15 – 1 nuit)

via: Icon_visite Conversano / Icon_beach Marina di Ginosa

Matera, ou mieux ses « Sassi » (=roches), patrimoine de l’UNESCO, était notre étape suivante. Pour les géographes puristes, Matera n’est pas dans la région des Pouilles mais de la voisine Basilicata.

Mais vu qu’on fait un petit road trip, on a décidé de faire quelques étapes avant d’en arriver là: visite de Conversano (à 15′ de Poligano) et de son joli chateau du moyen-âge où on est tombés sur une expo de Man Ray et pour rafraîchir le vernis de culture, trempette pendant les heures plus chaudes du jour à Marina di Ginosa. Longue pause orteils en éventail et belle promenade sur une looongue plage de sable du Lido La Capannina.

Le tout était calculé afin d’arriver à Matera vers 17:30, lorsque le soleil commence à descendre sur les maisons troglodytiques et baigne d’une lumière douce ce gruyère de ville, datant du paléolithique. C’est dans une de ces ‘grottes’ que nous logerons ce soir.

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Il faut se perdre dans les ruelles de cette ville qui ressemble à une crèche de Noël, dont les maisons n’ont généralement qu’une façade maçonnée et le corps du logis est creusé dans le tuf. Certaines encore à l’abandon, la majorité est aujourd’hui transformée en B&B ou en resto/bar/magasin.

Vous pouvez toujours jouer au petit poucet…mais mieux vaut emporter le joli plan fourni par votre hôte ou embarquer googlemaps dans votre smartphone en localisant votre point de départ….si vous n’avez-pas comme moi, un Tesorino 3.0 avec fonction ‘boussole’ intégrée.

Méritez votre assiette de pâtes au ‘peperone crusco’ (ce dernier étant un poivron séché puis grillé qu’on fait revenir pour le rendre croquant avant de le parsemer sur les pâtes et dont Greg de Cook&Roll se souvient bien) et montez jusqu’à Piazza Duomo et sa Cathédrale pour profiter d’une vue d’ensemble à couper le souffle.

Icon_foodRistorante da Nico

Nico, c’est le chef qui nous avait servi les ‘fusilli au peperone crusco’: cette année il a ouvert juste en façe une nouvelle adresse avec une belle terrasse, indispensable quand la brise tombe (attention, moustiques) dans cette vallée de pierres. Les plats savoureux et hônnètes suivent la disponibilité du marché et l’humeur du chef Nico qui n’hésite pas à venir tailler une bavette si l’un des convives porte le même nom que lui!

Icon_sleep La Teresina Holiday Homes

Petit appartement indépendant avec un grand lit, cuisine, salle de bain, rénové avec goût et respect de la structure traditionnelle. Luciana, qui a transformé la maison de sa grand-mère en B&B nous a accueilli chaleureusement. La kitchenette était fournie en café, pain frais, biscottes & confitures et -surprise très agréable- nous avons trouvé une corbeille de fruits frais dans le frigo! Délicieux.

 

Icon_villeLido Gandoli / Taranto (1h30 – 2 nuits)

Lido Gandoli n’est pas vraiment une destination que vous trouverez dans les guides touristiques. C’est un endroit un peu planqué au bout d’une rue étroite dont on repère l’embranchement uniquement par un gros arbre sur la « Litoranea »,  la route qui serpente le long du litoral depuis Taranto en allant vers le sud (du sud).

Fréquenté par les locaux, par quelque touriste qui s’est paumé ou par certains étrangers « adoptés » -ce qui est mon cas-  cette baie sablonneuse à l’abri du vent crée une goutte de paradis le long de la côte autrement bordée de rochers noirs-lave.

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Le « Stabilimento Lido Gandoli », la structure balnéaire qui gère ce croissant de sable, exploite à merveille toute la surface disponible. Ici vous pouvez: admirer les classiques files de parasols, manger una ‘frittura mista’ (disons un ‘kibbeling’ local, poissons/calamars frits) avec légumes du soleil et verre de vin pour 25€…à deux, vous faire réveiller les tympans et bouger le popotin par le sound du baby-acquagym, boire une café fort-noir-serré pour faire remonter la tension raplapla de chaleur. Il y en a pour tous les goûts.

Mon goût à moi, c’est ma copine d’unif (celle dont le père nous ravitaillait en pinard, pour se comprendre) qui habite juste derrière.

C’est donc pour lui rendre visite le temps d’un week-end que nous nous sommes arrêtés là.

Nous en avons profité aussi pour arpenter la vieille ville de Taranto avec sa somptueuse Cathédrale San Cataldo et relièe à la péninsule par un Ponte Girevole (un pont pivotant) qui départage ses Deux Mers: Mar Grande & Mar Piccolo.

Icon_sleepB&B Phalanthos

La zone n’étant pas touristique, l’offre de logement à court terme est donc restreinte, ceci-dit  notre choix s’est révélé parfait pour nos besoins: proche de la plage, avec parking, sans-chichis car on allait de toute façon passer tout notre temps avec les amis. Le B&B Phalanthos est tenu par Marco, le propriétaire de la villa avec jardin/parking/pins maritimes, qui est aussi un grand passionné d’histoire ancienne. De la période spartiate pour être précis, car Taranto aurait été fondée justement par un Spartiate exilé, porté par un dauphin après avoir naufragé et répondant au nom de…Phalanthos. Si vous êtes curieux, n’hésitez pas à demander à Marco, il vous en parlera pendant des heures (si vous le laissez faire) en FR/EN/IT!

Icon_sleepB&B Letto & Latte

Une autre option (mais je ne l’ai découverte que après le voyage), si vous voulez rester un peu plus longtemps et explorer les alentours « en étoile de mer » depuis un point fixe, ou que vous êtes en famille, est le B&B Letto e Latte (Lit et Lait). Près de San Vito, a mi-chemin entre Taranto et Gandoli, cette maison de vacances entourée de verdure propose plusieurs appartements et l’accueil très sympatique de Simona.

Icon_food & Icon_beach  Stabilimento Lido Gandoli

Infrastructure baléaire assez chic -avec plage de sable et eaux peu profondes- équipée de parasols & transats..que vous payez quand même 30€/jour (en comptant l’accès) en haute saison et que vous avez intérêt à réserver le weekend ou alors à arriver très tôt. Parking payant, comme dans tous les établissements des Pouilles.

Sympa pour se poser et faire la crèpe, déjeuner plus que correctement pour des prix pour le coup tout à fait hônnètes (buffet/pizza/salades), faire barboter les marmots, draguer au bar de plage…et même prendre l’apéro en musique au coucher de soleil!

Icon_drinks  La Baietta del Pescatore

Et puis si vous avez envie d’explorer, prenez la voiture et allez un peu plus loin pour prendre une ‘chtite bière le soir les pieds dans l’eau de la Baietta del Pescatore. Autre plage, microscopique celle-ci, qui a plus d’intérêt le soir quand sa guinguette du pêcheur se transforme en apéro-bar. Le top avec la pleine lune qui se reflète dans le miroir d’eau!

 

Icon_villeAlberobello / Locorotondo (1h15 – 1 nuit)

Aller dans les Pouilles sans voir les trulli (=pluriel de « trullo », qui n’a rien à voir avec « citrullo » et veut dire « qqn de bête ») c’est comme visiter Bruxelles sans passer par le Manneken-Pis. Ce serait bête.

Le trullo, comique maison cônique dont la diffusion a eu son apogée fin 1800 et aujourd’hui patrimoine de l’UNESCO, fait partie des particularités de la Valle d’Itria: les autres étant les Grottes de Castellana, les vins DOC Locorotondo et Martina Franca et l’huile d’olive, tant que la bactérie « Xylella Fastidiosa » n’a pas tout ravagé… snif.

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L’histoire raconte qu’en ces temps là, chaque nouvelle construction comportant un toit « en dur » était taxée.

Le Seigneur des lieux, n’ayant aucune intention de s’acquitter de la dîme sur les huttes rurales construites sur ses terres, à adopté une solution…à la Belge (ou à l’Italienne: « fatta la legge, trovato l’inganno »= »La loi votée, la ruse trouvée »).

Le toit de ces constructions était bâti avec une particularité: il s’effondrait si on retirait une seule pierre tout en haut du toit, la clé de voûte. Donc à l’approche des contrôleurs du fisc, on retirait le caillou et paf, tout était parterre. Pas de toit, pas d’impôt.

Aujourd’hui rénovés, ils sont transformés en B&B en pur Schtroumpf-style où vous pourrez vous poser pour explorer les alentours d’Alberobello et, à un jet d’olives plus loin, Locorotondo.

Loco Rotondo, littéralement Lieu Rond.

Ce charmant village -de la dite forme- construit sur le haut d’une colline mérite une visite, ne serais-ce quelques heures en fin de journée et pour y dîner par exemple. La route depuis Alberobello est magnifique, entre oliviers centenaires qui se battent vaillamment contre la fastidieuse Xylella, Masserie imposantes et trulli éparpillés, la route en serpentin monte progressivement offrant à vos yeux un tour d’horizon sur la vallée qui s’étale en toute sa richesse, à vos pieds.

Icon_sleep  Charming Trulli (Alberobello)

Charming Trulli gère plusieurs trulli -en ville et à la campagne- complètement rénovés, avec salle de bain et air-co s’il vous plaît. Avec un bureau d’accueil sur la place centrale (dans un trullo) et le restaurant (idem) où l’on sert un superbe petit-déjeuner en terrasse avec vue sur le potager, vous avez le service d’une structure hôtelière et l’avantage d’un mini-appartement tout à vous. Nous étions dans le trullo très « Fico », tout frais de rénovation et parfait pour 24 heures de visite.

Icon_food  Ristorante U’Curdunn (Locorotondo) – Coup de coeur ❤

Ce petit resto, planqué dans une ruelle derrière l’église Chiesa Madre de Locorotondo, m’a été conseillé par une amie gourmande… je savais que je pouvais faire confiance à ses papilles! Il sert les plats traditionnels des pouilles, mamma en cuisine incluse et, (tomate)cerise sur la burrata, adhère au mouvement SlowFood.

On vous y servira du capocollo de Martina Franca, les pâtes de variété ancienne de blé dur ‘Senatore Cappelli’, la purée de fave & cicoria…plat paysan local par excellence. Avec une bouteille de Verdeca (blanc) pour se rafraîchir le palais. Réservez à l’avance et demandez une table à l’extérieur pour profiter de la douceur du soir.  L’addition est toute douce, elle aussi… 🙂

 

 

 

Icon_villeGallipoli (1h30+1h00 – 2 nuits)

via:  Icon_beach  Campomarino – Lido Posto9

L’étape suivante était Gallipoli et sa vieille dame de ville.

Nous aurions pu faire plus rapide (2 heures depuis Alberobello). Nous aurions pu…

Mais dans un coin de ma tête j’avais une jolie plage sur la côte ionienne au niveau de la pinède d’Ayala, près de Campomarino. C’est donc en 1h30 que nous avons amarré notre Panda derrière le Lido Posto9.

Voiles blancs sur les baldaquins de plage caressés par le vent et une jolie structure en bois bien intégrée dans le paysage. Quelques tables dans le sable sous les arbres courbés par la brise où nous avons savouré un cornet de frittura di pesce en nous léchant les les babines de poisson-chat.

C’est donc salés comme des sardines que nous sommes arrivés à Gallipoli, en début de fin de journée…histoire de ne pas louper l’heure magique de l’apéro.

La belle vieille ville de Gallipoli remplit la péninsule qui la relie au continent par une double avenue en guise de cordon ombilical automobile. Le rond de terre sur laquelle elle se trouve étant en ZTL (zone à trafic limité), il vaut mieux se garer sagement dans le parking du Port.

Étape ‘charme’, ses ruelles piétonnes donnent un avant-goût de ce que vous découvrirez à Lecce. Ruelles touristiques et moins, château fort aragonais, églises à gogo pour prier le retour des marins, Palazzi des notables de l’époque (XVIIIe) où cette ville était la plaque tournante du commerce d’huile d’olive dans la méditerranée…

Vu le rythme de ‘sauterelle’ des derniers jours, j’avais prévu de se poser deux nuits pour pouvoir flâner au gré de nos envies et choisi donc un endroit un peu plus spécial…qui s’est révélé magique!

Icon_sleep  Relais Corte Palmieri – Coup de coeur ❤

On a décroché la « Luna »! Du nom de notre chambre (la ‘plus chère’ de notre tour, à 137€/nuit via Booking & upgrade gracieux sur place) tout en haut des nombreuses marches qui desservent les différentes habitations de ce curieux hôtel imbriqué à l’intérieur d’un pâté de maisons entier.

Extrêmement soigné, tant la déco que les plantes qui ornent chaque coin de la structure donnent un sentiment de calme et beauté. Mais la plus grande surprise, avec le Ooooohhh d’émerveillement qui va avec, a été de découvrir les 5 mètres de plafond en coupole au dessus de notre énoooorme chambre et juste après, la terrasse privative avec gazebo en roseaux à rideaux et vue sur le magnifique Palazzo baroque d’en face.

Vu le décor dans lequel on avait atteri, le plan d’apéro au ‘Café del Mar’ à été décalé de 24h. Tesorino a commandé en douce un Spritz, qui nous a été servi accompagné de tarallucci & olives -sans avoir à bouger les rotules- dans ce petit coin de paradis duquel on aurait pû toucher les étoiles.

Les yeux pétillaient à nouveau le matin suivant, en découvrant la variété du buffet du petit déjeuner, servi à l’abri du soleil sous une autre pergola. Le seul inconvénient serait si vous avez des problèmes de mobilité, ou du moins à faire les marches car ici, pas d’ascenseur: le fitness est inclus dans le prix 😉

Icon_parkingParking du port (Lungomare Marconi)

A 10€ (en cash) par 24 heures, vous avez intérêt à laisser votre voiture ici: vous ne pourrez de toute façon pas circuler sur la péninsule qui est piétonne, à part pour en faire le tour de la circonférence tel un poisson rouge dans son bocal.

Cela peut par contre se révéler utile pour décharger vos bagages. Dans ce cas communiquez votre plaque à l’hôtel qui vous héberge: ils la signaleront à la municipalité et vous aurez le droit d’entrer une fois le jour de votre arrivée et une le jour de votre départ, sans payer d’amende pour circulation interdite en ZTL. Faites pas les malins si vous avez une voiture de location, ils vont vous prélever la prune sur la carte de crédit donnée en garantie, frais de dossier en prime 😉

Icon_drinks  Café del Mar (Caffé del Molo)

Sur les murailles externes de Gallipoli, juste à droite en regardant en contrebas la plage en croissant de lune (très propre soit-dit en passant), se trouve une petite terrasse coiffée de parasols en paille.

Le café est vraisemblablement atteint de trouble bipolaire car on le retrouve tour à tour sous les noms de ‘Café del Mar’ ou ‘Caffé del Molo’. A vrai dire, on s’en fiche, ce qui compte est de s’assurer (réserver) une table avec vue ouest, si possible juste au bord de la corniche. Les cocktails sont sympas, les snacks corrects, le coucher de soleil lui…à couper le souffle!

Icon_food  Locanda Le Nasse

Découvert par hasard nous y sommes revenus à deux reprises, par le poisson alléchés. Frais, cuisiné avec justesse et respect. A essayer absolument, la Seppia alla Gallipolina: seiche roulée dans la chapelure et grillée au four. A tomber. Tout ce que nous y avons goûté (des légumes grillés à la version locale du ‘pasticciotto‘) était délicieux. Déco sympa, air-co à l’intérieur et petit patio à l’arrière.

Icon_drinks  Blanc Café & Living Store (cocktails)

De l’autre côté du patio de Le Nasse se trouve un très lounge Café & Store. A la tombée de la nuit on y sirote un verre assis sur une chaise qui, si vous le désirez, vous pouvez ramener chez vous (à voir avec Ryanair…). Tout est à vendre, sauf le serveur canon. Quoique…il doit y avoir moyen de négocier!

Icon_beachPunta della Suina

Juste en dessous de Gallipoli, à 20min.

Ne vous faites pas impressionner par l’énorme parking payant (5€). Suivez les fourmis…marchez dans la pinède et vous arriverez sur une eau cristalline, bordée de rochers et un peu de plage (pas kids-friendly, je le reconnais). Vous avez ensuite le choix de prendre un parasol payant -ce qu’on a fait- ou d’aller sur la plage libre qui peut être bondée en août, attention!

 

Icon_villeOtranto / Laghi Alimini (1 heure – 1 nuit)

Virage de bord pour passer à nouveau du côté adriatique des Pouilles -par beau temps on voit l’Albanie en face- en visant Otranto pour une visite poméridienne de ses splendides mosaïques dans la cathédrale et de son château, décor du premier roman gothique, du même nom écrit par Horace Walpole.

Bien avant cela, cette ville fût théâtre de l’assaut des Turcs -événement gravé depuis 1480 de par sa barbarie dans la langue locale avec l’expression « Mamma…li Turchi!! »- et de la destruction de la plus vaste bibliothèque de l’époque.

Pour mettre un peu de douceur dans tout ça, une petite glace s’imposait et c’est au Café Déjà-Vu, avec vue sur ce port à la limite entre Orient & Occident, que le nez affûté de Tesorino nous a guidés.

Pour compléter la variété de types de logements le long de ce roadtrip, j’avais opté cette fois-ci pour un vrai Agriturismo: une entreprise familiale qui propose à ses hôtes les produits de sa terre et un hébergement en général très correct.  C’est en pensant à la beauté de la réserve naturelle des Lacs Alimini un peu plus au nord que je me suis arrêtée sur l’Agriturismo Salos: seule bémol de ce voyage, du moins pour le bungalow qui nous a été attribué.

Mais c’est dans l’équilibre des choses et après le merveilleux upgrade au Relais Palmieri de Gallipoli…on n’a donc pas moufté!

Dans les alentours il y a les deux lacs à visiter. Nous avons zappé et opté pour une visite de la Baia dei Turchi, la plage sur laquelle les Ottomans du ‘Mamma’ ci-dessus ont débarqué. Cachée derrière la réserve naturelle protégée et d’une beauté…sauvage, pensez à prendre votre eau & pic-nic et à vous mettre déjà en maillot si vous voulez le meilleur spot!

Icon_drinksCafé Déjà-Vu (Gelato!)

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Plus Gelateria que Café, prenez vos glaces au comptoir si vous ne voulez pas payer plus pour un service en terrasse. Les glaces sont vraiment artisanales: on est tombés sur « gelso nero » -mûre noire noire- et « cioccolato 70% » -très noir lui ôssi- freezement préparés et…on en est presque tombés à la renverse tellement c’était bon. Note: je dois être la seule italienne qui n’est pas fan de glaces et je déteste celles au chocolat, donc pour m’emballer comme ça… 😉

Icon_sleep  Agriturismo Salos – bof.

L’agriturismo en soi est sympa et les deux jeunes qui ont repris l’affaire familiale y mettent du coeur: leur conseil pour le resto ‘Da Umberto’ était parfait. Le petit déjeuner dans le jardin est correct et on vous y propose même du miel en rayon, directement de la ruche.

Malheureusement le logement qu’on nous a attribué ne correspondait en rien à ce qui est ‘vendu’. Un cabanon aux parois en carton, aligné avec 8 autres sur un terrain nu qui ressemble plus à un camping…alors que les autres maisonnettes montrées sur le siteweb, en dur, se trouvaient dans l’enceinte de l’agriturismo et avaient clairement l’allure qui correspond aux avis sur TripAdvisor/Booking.

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Donc si vous y allez, assurez-vous d’avoir une maisonnette en brique…sinon le grand méchant loup soufflera par derrière et…vous allez tout entendre!

Icon_food  Da Umberto 1972

Très belle surprise conseillée par la nénette de l’agriturismo, ‘Da Umberto’ il y a une carte mais mieux vaut choisir parmi l’offre de poisson du jour.

Présenté à votre table sur un chariot, ces poissons aux couleurs vives, au parfum d’iode et à la peau brillante vous fond de l’oeil de merlan frit. Poulpe, crabe, écrevisse, bar, espadon…vous pointez du doigt, choisissez la cuisson (sur conseil du maître, quand même) et 20 minutes plus tard vous être en train de vous lécher les doigts! Autour de la terrasse, tout n’est que verdure et les lumières tamisées jouent le jeu du cadre très romantique.

Icon_parking & Icon_beach  Baia dei Turchi, Spiaggia di Porticeddhi

Arrivez tôt et garez vous en suivant les indications du Parking Baia dei Turchi. Attention, il y a aussi un Resort du même nom, c’est pas là! Enfoncez-vous ensuite dans la forêt de pins et de lauriers parfumés mis en musique par les grillons d’été. Suivez la piste de sable à travers le tunnel de végétation dense jusqu’à ce que vous verrez la mer…turc-quoise.

Si vous ne voulez pas vous retrouver entassés comme des câpres, descendez sur la plage et marchez vers la droite (mer à votre gauche) en visant les petites langues de sable juste en dessous de la mini-falaise…atteignables uniquement en marchant…avec l’eau à la taille et votre baluchon avec votre gsm sur votre tête!

 

Icon_villeLecce (45 min. – 2 nuits) – Coup de coeur ❤

S’il ne fallait visiter qu’une ville du Salento, ce serait Lecce.

Ses pierres malléables, si typiques du baroque éponyme, sont peut-être le reflet de l’histoire de cette ville, qui en a vu passer de toute les couleurs.

Passée de main en main par les Romains, les Ostrogoths, Byzantins, Slaves, Lombards, Magyars, Sarrasins, Normands, …et je vous laisse lire la suite sur Wiki, c’est après que les Vénitiens aient définitivement repoussé les Ottomans avec la bataille de Lepanto que la ville a fleuri avec toute la richesse que vous pouvez encore admirer aujourd’hui.

Son centre, pavé des mêmes pierres, s’explore sans soucis à pied (la Panda reste dehors): dés que vous arrivez à une « porta » c’est le signal que vous laissez la zone historique. Rebroussez chemin!  Perdez-vous donc dans les rues moins fréquentées, entrez dans les porches aux lourdes protes laissées entre-ouvertes, baladez vous le nez en l’air pour découvrir la variété des frises sous les toits des maisons.

Parmi les ‘not to miss’: l’Amphithéâtre romain, la Piazza Sant’Oronzo et sa colonne, le Duomo, le Château de Carlo V, le Palazzo dei Celestini…mais pour cela, tous les plans touristiques vous guideront!

Et tout ce sur quoi vos yeux se posent, change complètement d’aspect selon la course du soleil dans le ciel: les murs et façades reflètent la lumière pendant les heures chaudes, puis se teintent d’or et de rose au coucher du soleil pour enfin n’accrocher que les ombres des lampions, mettant en valeur les détails des façades sur un fond bleu nuit.

Passez-y au moins une journée complète, pour savourer toute la palette.

Icon_sleep  Santa Marta suites and apartments – Coup de coeur ❤

Vous l’aurez compris, les anciens centres-ville étant pour la plupart piétonniers, cette fois aussi le choix pour le logement tenait en compte la possibilité de pouvoir se garer légèrement en retrait en restant à une distance à pied acceptable (10min) de l’objectif. Santa Marta suites & apartments était la solution parfaite pour passer les deux nuits…et quelques siestes. Et pas que.

Tenu, rénové et décoré par deux sœurs qui l’ont hérité de la grand-mère, cet ancien palazzo typique s’articule en U autour d’un patio calme et agréable qui nous a attiré plus d’une fois, que ce soit pour le deuxième café du matin ou pour lire un livre pendant les heures plus chaudes de la journée.

Les chambres ou, dans notre cas, l’appartement « La Campagna » -entrée avec salle à manger, 3 chambres, cuisine, salle de bain et petit balcon- se distribuent autour de l’escalier principal (pas d’ascenseur ici). Hauts plafonds et murs épais, on s’y est senti comme à la maison.

Le petit déjeuner, pantagruélique, était étalé sur un établi réaffecté à la découpe de tartes « grand mère »: torta della nonna à la crème et pignons, Pan di Spagna, crostata alla marmellata. Pour la partie salée: friselles tomates & huile d’olive ou le délicieux rustico leccese, sorte de tourte farcie de tomates et mozzarella, servie tiède. Ici tout est local & typique: si vous voulez bacon&eggs, c’est en UK qu’il faut aller en vacance…  😉

Icon_foodEmporio 00 Doppio Zero

Juste derrière le Duomo se trouve la belle terrasse de DoppioZero. Loin du brouhaha, pour se poser un instant. Portions généreuses et belle qualité, que ce soit pour les salades ou les planches de charcuteries, fromage ou les deux.

Et pour terminer, commandez un « Caffé in ghiaccio con latte di mandorle« : un espresso servi sur glaçons, avec un filet de sirop d’orgeat. Un joli kick rafraîchissant et tonifiant pour continuer la visite. N’en abusez quand même pas trop, le ‘lait d’amande’ est en réalité un sirop plein de suuuuuucre!

Icon_food Ristorante Malcandrino (Monteroni di Lecce) – Coup de coeur ❤

Une pierre au cœur moelleux pour un dîner fabuleux!

Cette ancienne carrière, réhabilitée avec intelligence et respect des lieux (dixit le Tesorino architecte) par la troisième génération de propriétaires, cache un restaurant très particulier. En arrivant à l’heure de Magritte, quand des arbres on ne reconnaît que la silhouette noire sur fond bleu cobalt d’un ciel ici vierge de nuages, on ne décèle que les grands murs sans toit de l’ancienne structure, désuète et à peine illuminée.

Arrivés à 19:45, un peu trop tôt, nous avons croisé le chef qui revenait avec son panier de du potager…juste à l’arrière du parking. La prune qu’il nous a tendue, juteuse et fondante, donnait le « la » de ce que nous allions déguster.

La vraie surprise n’apparaît que à qui sait chercher…c’est en descendant quelques marches très discrètes que l’on accède à la cour parsemée de tables et d’arbres du restaurant Malcandrino. Et si on est un peu curieux (qui moi?!), en descendant encore, c’est dans la partie la plus ancienne de la carrière que l’on entre: une cathédrale pyramidale dont la forme a été définie par l’arc de cercle des bras qui l’ont creusée, à la pioche.

Les assiettes mettent en valeur des ingrédients de qualité, revisitant les classiques de la cuisine locale, toujours avec une touche originale. Le menu varie avec les saisons…à découvrir encore et encore! Et n’hésitez pas à chatouiller avec vos question le gérant, il vous racontera avec plaisir l’histoire des lieux.

Icon_villeOstuni (1 heure – 1 nuit)

Ostuni ou la Ville Blanche est nichée à 200m de hauteur sur la sommité de sa colline.

D’ailleurs, il arrive qu’au détour d’une de ses ruelles en labyrinthe la vue s’ouvre tout à coup sur la grande bleue, à 10km à vol de mouette.

Si la citadine est assez touristique dans sa partie d’accès immédiat, en s’enfonçant dans l’enchevêtrement de ruelles et escaliers qui grimpent (petite session cardio avant l’apéro), il est encore possible de flâner dans des quartiers moins fréquentés.

On a alors presque l’impression d’arpenter un village grec, avec ses murs blanchis à la chaux, les pots colorés coiffés de leur touffe de basilic parfumé et l’immanquable chat, qui regarde passer les touristes dégoulinants avec la légendaire flemme féline.

Votre témérité sera récompensée par des coins à apéro de rêve….qui vous transformeront en AA si vous voulez tous les essayer!

Icon_sleepMasseria Asciano (Agriturismo)

Notre lit-étape pour la nuit, une vraie masseria qui propose au petit déjeuner les poires pelées par le grand-père et autres fruits et gâteaux maison…cueillis par la petite-fille.

A mi-chemin entre agriturismo et musée de la technologie paysanne, cette structure à 10 minutes de route de Ostuni, est entourée d’un joli jardin et d’une piscine pour patauger si on a la flemme d’arriver jusqu’à la mer. Malgré sa position sur le bord de la route, les chambres avec accès individuel sont assez en retrait pour un sommeil tranquille.

Icon_drinksABC Apulian Bistrot

Tout au bout d’une longue grimpée, dans un rue presque déserte, nous sommes passés à côté de ces marches parsemées de coussins colorés. D’un regard synchronisé, nous avons décidé que ce serait celui-ci!

Les jeunes qui le gèrent ont exploité à merveille le raide escalier qui mène au balcon principal qui fait office de restaurant. En plus de l’apéro et ses zakouskis, il est possible d’y goûter une offre limitée mais vraisemblablement très fraîche de plats locaux, tout en savourant un coucher de soleil à couper le souffle. Déjà avec une légère nostalgie car notre escapade arrivait doucement à son terme.

Icon_food  Il posto affianco

Restaurant correct avec de nombreuses tables à l’extérieur, sur une place verdie par du jasmin parfumé. Nous y avons mangé une pizza et une salade. Ni plus ni moins. Ça faisait l’affaire, nous avions déjà pris un apéro bien accompagné et en bonne compagnie au ABC!

Icon_drinksRiccardo Café

Pas essayé, mais l’endroit vaut le coup d’œil: les marches sont squattées par le bar avec ses poufs turquoises avec vue sur le coucher de soleil…un rêve. Ou une photo à voir et revoir sous la grisaille de l’hiver.

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Icon_beachPilone

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Avant de repartir pour Bari, une dernière trempette le long de la Costa Merlata, à la plage du Pilone. Juste après le village privé de Rosa Marina où l’on ne rentre qu’avec une carte magnétique, donc à zapper.

Belle plage de sable fin et mer turquoise comme les poufs de chez Riccardo.

 

Icon_villeBari (1 heure – 1 nuit)

Jusque là, lors de mes nombreuses incursions dans les Pouilles, je n’avait fait que frôler Bari: atterrir et repartir, ou la traverser pour prendre un ferry pour la Grèce.

Cette fois-ci, à cause, ou grâce à un vol de retour matinal, j’y ai dormi et du coup découvert son côté charmant, encore une fois dans sa vieille ville le temps d’un soir.

Nous avions traînaillé à la plage, inspirant une dernière fois à plein poumons l’air saumâtre, comme si en retenant assez notre respiration, nous pouvions en ramener le parfum.

C’est donc avec cette légère nostalgie de fin de vacances déjà dans nos bagages, que nous nous sommes garés devant l’Hôtel Imago.
Le gentil môssieur de la réception, entendant que nous allions partir à l’aube pour l’aéroport, nous a permis de laisser notre vaillante Panda…juste devant la porte de l’Hôtel.

C’est lui aussi qui nous a conseillé d’aller dîner à La Uascezze, restaurant à la bonne franquette perdu dans le fond de la vieille Bari. Merci à ce gentil monsieur, car il a prolongé d’un jour le plaisir de ce voyage merveilleux dans Pouilles!

Dans l’ancienne ville, passez devant l’imposante Basilique du patron de Bari: San Nicola de Myre. Oui oui, le Saint Nicolas du 6 décembre, il vient d’ici. Enfin il venait de l’actuelle Turquie et a été ramené, ou disons mieux, ses reliques, à Bari en 1087.

Après vous être rassasiés, profitez-en pour une balade digestive sur les anciennes murailles qui bordent le Lungomare Augusto Imperatore et la place du Teatro Margherita.

Juste parfait pour conclure, avec une tomate cerise sur la frisella, ces 12 jours de pur plaisir à deux en Puglinesia!

 

Icon_sleep  Hôtel Imago

Hôtel intégré dans la Maison de la Photographie, Design & Arts Visuels avec qui il partage l’espace de la réception, l’intérieur de cet ancien palazzo est à l’enseigne du design minimaliste & fonctionnel.

A 10 minutes à pied des allées commerçantes et encore 10′ pour atteindre « Bari vecchia », il se trouve à 20 petites minutes de route de l’aéroport, ce qui m’arrangeait énormément, vu que je ne fais clairement pas partie de la catégorie des lève-tôt!

Confortable et chaleureux tout en restant centré sur l’essentiel. Le lit king size dans une chambre tout autant « king » était presque trop grand 😉

Icon_foodLa Uascezze

Munissez-vous de GoogleMaps car même avec une boussole sur pattes & carte à la main l’endroit se fait désirer. Et en vaut la peine.

Tables en bois, nappe en papier et chaises en paille au milieu de la ruelle piétonne (éclairée par des lampions au sodium qui du coup ont fait tourner toutes les photos au jaune). Une carte simple (en anglais aussi) mais qui reprend tous, mais vraiment tous les plats typiques.

A ne pas rater: mozzarella di bufala & acciughe (mozza & anchois, délicieux), riso-patate-e-cozze (gratin de riz, pommes de terres et moules, spécialité de Bari), favette & cicoria (purée de fèves et salade amère qui fait parfaitement le contre-point)…et un dernier rouge -Primitivo di Manduria- pour la route.

Merci d’avoir lu jusqu’ici! Ciao 🙂

puglinesia_Bari02_MadameCiao2017

Publié par

MadameCiao

Gourmande, voyageuse et pharmacienne-nutritionniste de formation je jongle entre plaisir, santé et équilibre. J'essaye de vivre au plus près de la Nature, en écartant l'Artificiel, tant en cuisine que dans le reste. Et partager les bonnes trouvailles est un de ces petits plaisirs qui n'ont pas de prix...

3 réflexions au sujet de “Un tour dans les Pouilles, ça vous botte?”

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